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Vanessa LEDOUX : UQAM - Université du Québec à Montréal
Qui ne connaît pas quelqu'un qui utilise le mot « Sauvage » ou « Indien » pour parler des autochtones ? Une personne qui considère qu'ils ont été assimilés? Ou encore quelqu'un convaincu que le statut « d'Indien » permet de ne jamais payer de taxe ou d'impôt?
Malheureusement, plusieurs de ces idées sont encore fortement présentes dans les conversations du quotidien. Est-il possible de lutter contre ces représentations, et si oui, comment ?
En tant qu'étudiante en histoire, la production d'un savoir historique à destination d'un public jeune est la première chose qui m'est venue à l'esprit. Mais cela m'est rapidement paru insuffisant...
Par cette communication, je souhaite témoigner de mon parcours, de mon engagement dans un cursus de maitrise à la remise en question de mon sujet, des difficultés à définir une approche méthodologique pertinente à la prise de risque d'adopter un protocole hybride, des sources au terrain, de l'isolement à la collaboration. Par cette communication, je souhaite partager mon expérience d'accompagnante chercheure animée d'un objectif de recherche et d'une volonté de formation.
Chaque année, de nombreux chercheurs en sciences de l’éducation mettent en place des projets qu’ils inscrivent dans une démarche de recherche collaborative. Cette dernière, en incitant les participants à concevoir la recherche dans une perspective non pas de transmission mais bien de coconstruction et de codéveloppement (Heron et Reason, 1997; Reason et Bradbury, 2000; Desgagnés et al., 2001), enrichit la recherche des dimensions praxéologiques et contextuelles difficilement accessibles par la recherche traditionnelle. En articulant de façon proximale théorie et pratique et en rapprochant les praticiens et les chercheurs dans un projet partagé – bien que multifinalisé – (Lefrançois, 1997), la recherche collaborative semble s’imposer comme la réponse à la mission scientifique de nos disciplines : soutenir les professionnels de l’enseignement en développant des outils ancrés dans des problématiques contextuelles et dépassant la simple résolution de problème afin de produire des savoirs nouveaux et une compréhension approfondie des situations.
Naissent ainsi des équipes formées d’universitaires, d’enseignants, de conseillers pédagogiques, d’étudiants : toutes se revendiquent de la recherche collaborative, pourtant leur structure, leur fonctionnement et parfois les cadres théorique et méthodologique qui les animent diffèrent.
Comment définir la recherche collaborative aujourd’hui au Québec? Quelles sont les différences avec la recherche action ou la recherche en partenariat? Quels en sont les enjeux, les avantages et les limites?
En réunissant les acteurs de plusieurs équipes de forme et de nature différentes, en invitant les participants à confronter leurs définitions du concept et à partager et comparer leurs expériences, les organisatrices de ce colloque souhaitent offrir aux participants un espace de réflexion qui leur permettra de trouver des réponses à ces questions et de formuler des pistes de développement vers des formules « gagnantes ».
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