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Marik Grégoire : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Depuis la mise en place des institutions postsecondaires au Québec à la fin des années 1960, il y a eu dix grèves générales étudiantes. Celle de 2012 a connu une très forte mobilisation (300 000 étudiants au plus fort de la grève) et a duré plusieurs mois (28 semaines) au point où on a pu parler d’une «crise sociale», c'est-à-dire «d’un temps essentiel de la vie de la cité, car il s’agit de la situation dans laquelle le réel nous oblige à prendre des décisions, et, pour cela, à juger et à choisir, donc à donner du sens» (Lamizet, 2011, p.148). Comment le gouvernement en place a-t-il cherché à «donner du sens»? Comment a-t-il représenté les différents acteurs sociaux? Quelle place a-t-il faite aux associations étudiantes, aux parents, aux citoyens, à ses ministres? Comment a-t-il rendu compte des «négociations» et autres interactions semi-publiques? Des recherches ont été menées sur le mouvement étudiant de 2012 (dont Millette, 2013; Raynauld, Lalancette et Tourigny-Koné, 2014) ou encore sur le gouvernement Charest (Pétry, Bélanger et Imbeau, 2006), mais la recherche sur le cadrage gouvernemental du mouvement de 2012 est encore en friche. Utilisant l'approche de l’analyse critique de discours (Van Dijk, Van Leeuwen), nous avons observé la représentation des acteurs sociaux dans les communications officielles du gouvernement libéral. Des résultats seront présentés entre autres sur l’inclusion et l’exclusion des acteurs sociaux selon le contexte et la chronologie de la crise.
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