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Rachèle HÉBERT : Prévigesst
Les études québécoises portant sur le contexte de travail des techniciens ambulanciers paramédics (TAP) se sont principalement intéressées aux risques environnementaux et physiques. Sur le plan de la santé psychologique au travail (SPT), l'exposition des TAP à la violence au travail est très élevée dans tous les pays et cette profession est très exigeante sur les plans physique et psychologique. Par contre, la littérature scientifique québécoise portant sur la santé psychologique et les risques psychosociaux auxquels sont exposés les TAP est pratiquement inexistante.
L'étude a deux objectifs: identifier les facteurs de stress liés au contexte de travail des TAP du Québec et explorer les stratégies d'adaptation utilisées. La collecte et les analyses de données ont été effectuées en trois phases: sept entrevues individuelles semi-dirigées et deux journées d'observation comprenant quatre entrevues post-intervention ont été menées. Une analyse thématique qualitative a posteriori a été effectuée après deux phases de collecte, donnant lieu à des résultats préliminaires validés en focus group.
L'analyse a permis d'identifier 38 indicateurs de facteurs de stress dont 14 ont été rapportés par plus de la moitié des participants et neuf stratégies d'adaptation au stress ont été relevées. Les résultats suggèrent que le développement du soutien par les pairs et du sentiment de compétence est une avenue prometteuse pour l'adaptation au stress, la protection et le maintien de la SPT des TAP.
Au Québec et ailleurs, on assiste à un déplacement de l’augmentation des lésions professionnelles au profit des maladies professionnelles causé par la mutation des risques présents dans l’environnement de travail. Des statistiques qui montrent cette tendance ainsi que des pistes de réflexion sur les enjeux qui en découlent seront discutées dans le cadre de ce colloque. Entre autres, la façon de gérer le dossier de prévention est subordonnée à la mesure de performance menant ainsi les gestionnaires et les travailleurs à se concentrer sur les résultats, minimisant ainsi les efforts consacrés à la prévention et à sa prise en charge. Les nouveaux risques nécessiteront de nouvelles façons de faire (et non de faire faire) en matière de santé et sécurité du travail si nous voulons demeurer compétitifs. Les besoins criants à la fois sur les plans théorique et pratique au regard des enjeux en santé organisationnelle (SO) ouvrent les portes à l’adoption d’une conception selon laquelle la santé globale et la performance organisationnelle sont le fruit d’une dynamique à plusieurs niveaux. Ainsi, les démarches tant en recherche que sur le plan de l’intervention visent les déterminants individuels, organisationnels et externes (sociétaux) et s’attachent au caractère multidimensionnel et multidisciplinaire de la SO. Les enjeux s’inscrivent dans une perspective multifactorielle (déterminants, corrections et prévention) qui intervient sur la santé et la performance organisationnelle. L’intervention sur les déterminants de la santé globale interpelle les trois niveaux de prévention, soit primaire, secondaire et tertiaire. Dans cette optique, des disciplines diversifiées se complètent dans l’objectif de contribuer à l’avancement des connaissances sur la SO.