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Christine Fawer Caputo : Haute école pédagogique du canton de Vaud
Les multiples conflits armés de ce début du XXIème siècle et les émigrations en masse vers les pays occidentaux qu'ils provoquent ont augmenté la probabilité pour les enseignants d'accueillir un ou plusieurs élèves endeuillés dans leur classe. Or, la perte d'un proche significatif durant l'enfance ou l'adolescence peut influencer négativement la suite de l'existence, impacter la scolarité, voire être un facteur de décrochage. Chaque jeune aura son propre rythme pour assimiler graduellement la réalité, et certaines manifestations peuvent survenir des mois, voire des années plus tard. Sans oublier que le contexte lié à la mort du proche peut s'avérer déterminant et avoir des incidences importantes sur l'élève. Par conséquent, les violences vécues et les traumatismes subis par ceux provenant de pays en guerrepeuvent induire des souffrances et des conséquences singulières qu'il n'est souvent pas facile d'anticiper. Accueillir ces jeunes et les accompagner au mieux durant leur scolarité est donc un enjeu important pour la communauté éducative. Mais également de pouvoir parler de la mort à l'école et de répondre aux nombreuses questions et inquiétudes que ces situations peuvent générer.
Cette communication se propose d'exposer quelques résultats d'une recherche quantitative, menée auprès de 300 étudiants à l'enseignement et de 130 enseignants en exercice, sur comment ils perçoivent leur rôle dans la manière de gérer un deuil ou de parler de la mort à l'école.
Ce colloque se penche sur les défis d’intégration sociale et scolaire de jeunes ayant quitté leur pays à la suite de catastrophes humaines ou naturelles. Les enfants et les jeunes d’âge scolaire représentent près de 50 % des populations qui fuient leur pays en raison des guerres, des conflits armés et des événements environnementaux (OMI, 2012). Le Canada et le Québec accueillent chaque année des milliers d’entre eux, mais on en sait encore très peu sur leur vécu, sur la manière dont ce vécu touche leur intégration sociale et scolaire, et sur les formes de soutien offertes ou à offrir en vue de répondre à leurs besoins et favoriser cette intégration. La crise des réfugiés syriens et l’annonce de l’arrivée de milliers d’entre eux au Canada et au Québec à partir de l’année 2015 rendent d’autant plus nécessaire de se pencher sur ces questions.
Le colloque, réalisé en association avec l’axe « Éducation et rapports ethniques » du Centre des études ethniques des universités montréalaises (CEETUM) et en collaboration avec l’Équipe de recherche et d’intervention transculturelle (ERIT), veut offrir l’occasion aux chercheurs et praticiens de partager le fruit de leurs recherches ainsi que des pratiques innovantes à cet égard. Les communications et tables rondes réuniront des chercheurs en éducation, psychologie, sociologie, travail social et des praticiens du milieu scolaire et communautaire qui ont travaillé auprès des jeunes et de leurs familles au Québec et au Canada en particulier, mais aussi en Syrie, en Irak, en Haïti. Les problématiques suivantes seront notamment abordées : les expériences des jeunes affectés par les catastrophes naturelles et humaines, l’accompagnement à l’école des élèves touchés par les deuils, traumas et séparations familiales, les défis d’acculturation et de construction identitaire des élèves, les enjeux de formation des maîtres en lien avec les problématiques d’accueil et d’intégration des élèves réfugiés.