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Peut-on « comparer l’incomparable »? Les mondes sociaux du graffiti montréalais et rennais (France) : pratiques et contrôle social

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Aude Le Saux-Slimane : Université Paris-Et Créteil Val-de-Marne

Résumé de la communication

Les effets supposés de la mondialisation sur le Graffiti hip-hop nous ont incité à sortir du cadre national, toutefois, l’étude simultanée de deux cas –terrains culturellement, géomorphologiquement et politiquement très distincts- n’est pas sans soulever la question du Comment permettre la « comparabilité » de l’incomparable ?

Nous expliciterons, dans un premier temps, en quoi l’application d’un dispositif d’enquête commun dans chaque terrain -intégrant, de 2012 à 2015, des observations et 97 entretiens avec différents acteurs (graffeur-se-s (68) ; « gestionnaires » d’actions publiques (29))- nous a permis de favoriser la construction des comparables.

Dans un deuxième temps, à l’aide de résultats préliminaires - qui seront présentés en deux parties : D’une part, en quoi les actions publiques menées envers le Graffiti tendent à promouvoir, voire à faire l’apologie du Graff’art; ou comment, sous couvert d’une reconnaissance artistique, par le financement de murales elles luttent à moindre coût contre le Graffiti illégal. Tout en tentant par la même de mieux canaliser, apprivoiser, civiliser ce Graff’. D’autre part, il s’agira de démontrer comment la diversité des supports disponibles dans la ville et les actions publiques de traitement du Graffiti influencent les manières de pratiquer ou de performer des graffeur-se-s. - nous démontrerons comment le regard comparatif Montréal/Rennes permet de dégager des régularités sociales, mais également des spécificités pour chaque cas.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 13 mai 2016

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