Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Lenz Jean-François : Université d'État d'Haïti
Les catastrophes dites naturelles, sont-elles si naturelles dans une société de mépris en pleine désintégration? Le 12 janvier 2010 un violent séisme a secoué Haïti. Expérience ahurissante et brutale ; si la douleur provoquée par la catastrophe est indifférenciée et implacable à tous, la façon de vivre le trauma après, se trouve marquée par les conditions matérielles d'existence des individus. Six ans après le séisme, les mécanismes d'adaptation à cet environnement encore abîmé et chaotique nous renseignent intelligiblement sur les processus de « biographisation » et de subjectivation des survivants, notamment les jeunes des milieux populaires de Port-au-Prince
Ce colloque se penche sur les défis d’intégration sociale et scolaire de jeunes ayant quitté leur pays à la suite de catastrophes humaines ou naturelles. Les enfants et les jeunes d’âge scolaire représentent près de 50 % des populations qui fuient leur pays en raison des guerres, des conflits armés et des événements environnementaux (OMI, 2012). Le Canada et le Québec accueillent chaque année des milliers d’entre eux, mais on en sait encore très peu sur leur vécu, sur la manière dont ce vécu touche leur intégration sociale et scolaire, et sur les formes de soutien offertes ou à offrir en vue de répondre à leurs besoins et favoriser cette intégration. La crise des réfugiés syriens et l’annonce de l’arrivée de milliers d’entre eux au Canada et au Québec à partir de l’année 2015 rendent d’autant plus nécessaire de se pencher sur ces questions.
Le colloque, réalisé en association avec l’axe « Éducation et rapports ethniques » du Centre des études ethniques des universités montréalaises (CEETUM) et en collaboration avec l’Équipe de recherche et d’intervention transculturelle (ERIT), veut offrir l’occasion aux chercheurs et praticiens de partager le fruit de leurs recherches ainsi que des pratiques innovantes à cet égard. Les communications et tables rondes réuniront des chercheurs en éducation, psychologie, sociologie, travail social et des praticiens du milieu scolaire et communautaire qui ont travaillé auprès des jeunes et de leurs familles au Québec et au Canada en particulier, mais aussi en Syrie, en Irak, en Haïti. Les problématiques suivantes seront notamment abordées : les expériences des jeunes affectés par les catastrophes naturelles et humaines, l’accompagnement à l’école des élèves touchés par les deuils, traumas et séparations familiales, les défis d’acculturation et de construction identitaire des élèves, les enjeux de formation des maîtres en lien avec les problématiques d’accueil et d’intégration des élèves réfugiés.