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Une recherche de développement d'objet en partenariat : pas CAP!

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Julia Poyet : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

En 2013, le conseiller pédagogique d'une OSBL de Montréal me contacte. La demande : soutenir l'une des « animatrices » de l'organisme dans sa conception d'une série d'ateliers visant à développer les compétences au programme du primaire en univers social par l'étude de l'histoire locale. En contrepartie je pouvais introduire dans le cahier des charges des tâches visant à répondre à différents objectifs de recherche. Le projet Ville-Marie 20xx né de cette rencontre. La première année, si, pour mon partenaire, tous les ateliers et le matériel se devaient d'être opérationnels de façon optimale - sans même pouvoir envisager de les tester -, de notre côté, mes assistants et moi avions défini une série d'objectifs de recherche dont le tout premier concernait l'expérience même : mettre en place le partenariat en identifiant les atouts et obstacles d'une telle démarche.

L'intention de cette communication est de témoigner des réflexions et constats en réponses à cet objectif ; réflexions et constats qui nous ont conduit à modifier notre approche pour passer d'un projet défini comme une recherche de développement d'objet en partenariat à la mise en place d'une communauté d'apprentissage professionnelle (CAP) pour la version 2015.

Résumé du colloque

Chaque année, de nombreux chercheurs en sciences de l’éducation mettent en place des projets qu’ils inscrivent dans une démarche de recherche collaborative. Cette dernière, en incitant les participants à concevoir la recherche dans une perspective non pas de transmission mais bien de coconstruction et de codéveloppement (Heron et Reason, 1997; Reason et Bradbury, 2000; Desgagnés et al., 2001), enrichit la recherche des dimensions praxéologiques et contextuelles difficilement accessibles par la recherche traditionnelle. En articulant de façon proximale théorie et pratique et en rapprochant les praticiens et les chercheurs dans un projet partagé – bien que multifinalisé – (Lefrançois, 1997), la recherche collaborative semble s’imposer comme la réponse à la mission scientifique de nos disciplines : soutenir les professionnels de l’enseignement en développant des outils ancrés dans des problématiques contextuelles et dépassant la simple résolution de problème afin de produire des savoirs nouveaux et une compréhension approfondie des situations.

Naissent ainsi des équipes formées d’universitaires, d’enseignants, de conseillers pédagogiques, d’étudiants : toutes se revendiquent de la recherche collaborative, pourtant leur structure, leur fonctionnement et parfois les cadres théorique et méthodologique qui les animent diffèrent.

Comment définir la recherche collaborative aujourd’hui au Québec? Quelles sont les différences avec la recherche action ou la recherche en partenariat? Quels en sont les enjeux, les avantages et les limites?

En réunissant les acteurs de plusieurs équipes de forme et de nature différentes, en invitant les participants à confronter leurs définitions du concept et à partager et comparer leurs expériences, les organisatrices de ce colloque souhaitent offrir aux participants un espace de réflexion qui leur permettra de trouver des réponses à ces questions et de formuler des pistes de développement vers des formules « gagnantes ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Sylvie Viola
section icon Date : 13 mai 2016

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