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Sandrine Ricci : UQAM - Université du Québec à Montréal
Alors que les universités font face à la mise au jour de la prévalence, en leur enceinte, de situations de violences dont le processus de mise à l'agenda politique connait d'ailleurs de notables avancées, au Québec et au-delà, la présente communication recèle un double objectif. En premier lieu, il s'agira de poser un regard sociohistorique sur la mobilisation contre le harcèlement et la violence à caractère sexuel en milieu universitaire (VSMU). En deuxième lieu, il sera question de la genèse d'un projet de recherche qui documente ce problème à partir de données recueillies dans six universités québécoises. On s'intéresse particulièrement aux actions collectives menées à l'Université du Québec à Montréal. Exprimant l'indignation des étudiantes, cette résistance s'avère largement antérieure aux initiatives militantes qui ont récemment défrayé la chronique. Qu'en est-il de la mobilisation féministe qui vise à dénoncer la présence d'agresseurs dans le giron de l'université, l'immobilisme institutionnel en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et, plus largement, la culture du viol ? On soumettra à la discussion l'hypothèse que la mobilisation actuelle retient l'attention parce qu'elle s'inscrit dans un contexte « glocal » spécifique et qu'elle implique désormais une diversité d'acteurs et actrices sociales. Enfin, on exposera comment le projet ESSIMU (Enquête Sécurité, Sexualité et Interactions en milieu universitaire) traduit la portée d'un tel maillage de résistance.
Ce colloque organisé par le Collectif de recherche féministe antiviolence (FemAnVi) portera sur le militantisme, l’intervention et la recherche féministe dans le champ des violences faites aux femmes, particulièrement au Québec et en Ontario. Dans le cadre de ce colloque, nous examinerons de quelles façons les militantes, les intervenantes et les chercheures peuvent s’allier pour lutter contre les violences faites aux femmes. Pour ce faire, des conférencières présenteront les résultats de leurs travaux sur le militantisme féministe, sur la recherche engagée ainsi que sur le contexte social et politique dans lequel s’inscrivent les luttes contemporaines contre les violences faites aux femmes. Les enjeux auxquels sont confrontées les militantes, les intervenantes et les chercheures féministes seront aussi abordés. De plus, plusieurs projets seront présentés comme des exemples d’alliances positives entre ces différents groupes.