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Vanessa DEBIEN : UQAM - Université du Québec à Montréal
Plusieurs recherches rapportent que les étudiants de niveau universitaire d’orientation LGB (Lesbienne, Gai, Bisexuel(le)) présentent davantage de symptômes anxieux et dépressifs que leurs pairs hétérosexuels (Grant et al., 2013; Johns et al., 2013; Hatzenbuehler, 2009). L’hypothèse de l’effet entonnoir suggère que puisque ces étudiants seraient confrontés à des questionnements relatifs à leur identité sexuelle, ils auraient un niveau limité d’énergie psychologique à consacrer aux autres dimensions identitaires en formation, ce qui pourrait impacter négativement l’adaptation psychosociale de ces individus (Hetherington, 1991). Nous souhaitons tester cette hypothèse en: 1) vérifiant si les étudiants LGB diffèrent significativement de leurs pairs hétérosexuels en termes d’adaptation psychosociale, d’identité professionnelle et d’identité générale; 2) évaluant l’effet médiateur de ces variables identitaires sur la relation entre l’orientation sexuelle et l’adaptation psychosociale. Un échantillon de 504 étudiants universitaires âgés entre 18 et 50 ans a complété un questionnaire en ligne. Les analyses révèlent des différences significatives entre les étudiants hétérosexuels versus non hétérosexuels, ainsi qu’entre les étudiants homosexuels versus bisexuels concernant les symptômes anxieux, dépressifs et l’identité professionnelle et générale, ainsi qu’un effet médiateur des variables identitaires. Ces résultats viennent soutenir la validité de l’hypothèse de l’effet entonnoir.
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