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Jasmin Raymond : INRS - Institut national de la recherche scientifique
La Chaire de recherche sur le potentiel géothermique du Nord a pour mission d'évaluer la performance des systèmes géothermiques en climat froid et d'adapter les technologies au milieu nordique pour faciliter l'émergence d'énergies vertes. L'accès à des sources d'énergies propres et abordables représente un enjeu essentiel au développement des communautés et des ressources naturelles au nord du 49e parallèle. Couramment utilisés dans le Nord et transportés par camions, trains ou bateaux, les hydrocarbures servent à produire de la chaleur ou de l'électricité à des coûts financiers et environnementaux élevés. Même lorsque raccordées au réseau distribué d'Hydro-Quebec, les entreprises du Nord font une utilisation courante des combustibles fossiles. À court terme, les pompes à chaleur géothermique opérées à très basse température avec des ressources superficielles pourraient fournir de la chaleur aux communautés nordiques. Les ressources issues des aquifères chauds permettraient de produire à moyen terme de l'électricité et de la chaleur à l'aide de réseaux et de centrales énergétiques. Toutefois, l'étendue des ressources géothermiques du Nord est méconnue. Le territoire est vaste et les propriétés thermohydrauliques qui caracterisent les ressources superficielles et profondes varient beaucoup. Des travaux de recherche doivent être réalisés pour démontrer le potentiel des ressources géothermiques du Nord afin de favoriser l'essor de cette filière énergétique durable.
L’Institut nordique du Québec (INQ) est un regroupement d’expertises québécoises dans les grands secteurs de la recherche nordique et arctique mis au service du développement durable du Nord. Cet institut repose sur une alliance d’envergure entre l’Université Laval, l’Université McGill et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), et sur de nombreux partenaires des secteurs public, privé et universitaire ainsi que des communautés autochtones qui habitent le nord du Québec. L’approche privilégiée pour répondre à la complexité des défis de développement du Nord est à la fois inclusive, collaborative et interdisciplinaire. Cet institut intersectoriel et interinstitutionnel unique rallie les meilleures expertises dans les secteurs des sciences sociales et humaines, des sciences naturelles, des sciences de la santé, du génie et des arts. Ce regroupement est appuyé par des infrastructures majeures de recherche nordique ainsi que par un programme scientifique qui se déploie en cinq axes de recherche : 1) sociétés et cultures; 2) santé; 3) fonctionnement des écosystèmes et protection de l’environnement; 4) infrastructures et technologies; et 5) ressources naturelles.
Trois chaires viennent de s’ajouter à l’Institut nordique du Québec : la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord, la Chaire de recherche sur le potentiel géothermique du Nord et la Chaire de recherche nordique sur la conservation de la faune et la sécurité alimentaire traditionnelle. Elles sont dirigées respectivement par Thierry Rodon, de l’Université Laval, Jasmin Raymond, de l’INRS, et Murray Humphries, de l’Université McGill.
Ce colloque a pour but de générer une discussion sur l’étude du Nord au Québec et faire rayonner l’expertise et le leadership du Québec en sciences nordiques. Les deux premières sessions seront dédiées au développement durable du Nord du Québec, aux activités, au programme scientifique et aux trois Chaires de recherche de l’INQ. Les sessions de l’après-midi seront divisées en fonction des cinq axes de recherche de l’INQ. Ce colloque se terminera par un cocktail réseautage et une session d’affiches portant sur la recherche dans le nord du Québec.
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