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Comment une discipline comme l’histoire du Québec et du Canada peut stimuler l’esprit critique, en amont et en aval, tant chez les adolescents que chez les étudiants

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Félix Bouvier

Résumé de la communication

L’appartenance nationale des Québécois est double, à la fois québécoise et canadienne. Il s’agit là pour de nombreux intervenants (Bouvier et al., 2007) d’une excellente prémisse pour développer l’esprit critique tant des adolescents qui suivent en secondaires III et IV un cours d’histoire du Québec et du Canada que des futurs maîtres qui sont en formation pour aller bientôt enseigner l’histoire nationale à cette catégorie d’âge. Nous pensons que la discussion (Tozzi, 2007), voire le débat, sont d’excellentes prémisses pour aborder ces deux types d’enseignement. C’est sur cette base et dans ce contexte que nous aborderons le développement de l’esprit critique.

Résumé du colloque

Depuis les années 2000, l’enseignement par compétences a changé profondément la vision de l’éducation et les finalités qu’on lui associe. Alors que longtemps l’école a été investie de la mission de transmettre des connaissances jetant les bases culturelles des élèves (Baillargeon, 2016), le développement des habiletés intellectuelles est désormais priorisé dans le monde occidental. Au Québec, dès le niveau primaire, le Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ) met en valeur des compétences disciplinaires dont le développement s’appuie sur des opérations de la pensée : « porter un jugement critique ou esthétique sur les œuvres explorées » (PFEQ, 2001, p. 86), « raisonner à l’aide de concepts et de processus mathématiques » (PFEQ, 2001, p. 133), « interpréter le changement dans une société et sur son territoire » (PFEQ, 2001, p. 172), « examiner une œuvre d’art, un objet culturel du patrimoine artistique ou une image médiatique au regard d’aspects socioculturels » (PFEQ, p. 211), « prendre position, de façon éclairée, sur des situations comportant un enjeu moral » (PFEQ, 2001, p. 274), etc.

Des chercheurs avancent que ces habiletés, notamment la pensée critique, sont une nécessité pour devenir des citoyens orientés vers la justice sociale (Westheimer et Kahne, 2004) capables d’agir sur les plans social et politique (Audigier, 2007; Kymlicka, 1992), afin de rendre effectifs les mécanismes formels de la démocratie (Dewey, 1939). On souhaite alors améliorer des capacités d’observation, d’analyse et d’argumentation (Beaudry, 1993) susceptibles d’être transférées du contexte scolaire vers le contexte de la vie réelle (Stan, Éthier et Lefrançois, 2014).

Nous nous proposons de débattre autour des questions suivantes :

Qu’est-ce que la pensée critique et comment se positionne-t-elle par rapport à d’autres types de pensée?

Comment les fondements disciplinaires peuvent-ils nourrir ou favoriser le développement de la pensée critique? Plus précisément, comment le raisonnement disciplinaire, fondé sur la rigueur et la méthode (pensée géométrique, pensée historique, pensée spatiale, pensée littéraire, pensée musicale, etc.), contribue-t-il au développement de la pensée critique?

Quelles stratégies adopter pour développer des habiletés critiques chez les élèves et les étudiants?

Comment évaluer le développement de la pensée critique chez les élèves et les étudiants?

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
Discutant-e- de la session : Margot Kasazp
section icon Date : 8 mai 2017

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