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De lignes en lignes : poétique de l’écrivain-flâneur, pistes pour un imaginaire du lieu

BG

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Bertrand Gervais : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

La réflexion qui s’ouvre part d’un embryon de figure, d’une image souche en quelque sorte, celle d’un être qui explore un lieu et qui entreprend de témoigner de son expérience. S’agit-il d’un voyageur, d’un ethnologue, d’un écrivain, d’un flâneur? Cela importe peu. Il convient plutôt de s’interroger sur ce qu’il voit, note ou raconte. Cherche-t-il à rester au plus près des choses ou entreprend-il de transformer ce qu’il a noté en un récit ou un discours? Quelles lignes ses pas ont-ils tracé, quel discours permettent-ils de tenir? Un imaginaire du lieu a tout de même pris forme qui conjoint expérience et énonciation. J’entends explorer ici ce jeu entre le parcours dans l’espace et le discours qu’il permet de tenir. Et c’est la ligne qui me servira de jonction. La ligne, c’est-à-dire le tracé dans l’espace, le parcours effectué, le chemin parcouru; mais aussi, la trace écrite ou graphique, la ligne du discours, le fil d’une pensée qui se déploie. Ce double ancrage, dans l’univers physique comme dans l’univers du discours, en fait une notion idéale pour articuler le rapport entre expérience et témoignage qu’un imaginaire du lieu requiert. Je proposerai dans un premier temps quelques éléments pour définir un imaginaire du lieu, à partir notamment de la Trilogie des flâneries d’André Carpentier; je m’arrêterai, dans un second temps, sur un projet collectif, Hochelaga imaginaire, qui apparaît comme une expérience poétique collective d’exploration d’un quartier. Et tout au long de ce parcours, je m’arrêterai sur les diverses conceptions de la ligne impliquées par un tel imaginaire du lieu.

Résumé du colloque

Les interactions entre un sujet et des pratiques habitantes dans les espaces urbains des villes américaines, dans la littérature et le cinéma brésiliens et québécois. La façon dont la littérature et le cinéma représentent l’incorporation, par les villes américaines, des migrations internes et externes, des situations d’indigence, des modifications de la flânerie, bref des déplacements forcés ou spontanés qui engendrent des transformations dans la mémoire individuelle ou collective ainsi que des espaces d’interaction ou d’exclusion sociale et culturelle. Nous privilégierons les études comparées, mais une attention toute particulière sera accordée aux représentations de la ville de Montréal, étant donné la célébration, en 2017, de son 375e anniversaire.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

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