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Claudia Verret : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans le contexte spécialisé de l’enseignement de l’éducation physique et à la santé (EPS), il peut être difficile pour les enseignants de répondre à l’hétérogénéité des besoins des élèves, notamment de ceux qui ont des difficultés sévères ou qui présentent des problèmes de régulation comportementale ou émotionnelle (Qi et Ha, 2012). L’objectif de cette communication est de décrire le contexte de l’inclusion des élèves en EPS. On présentera des résultats quantitatifs issus d’un projet d’envergure s’appuyant sur un devis mixte avancé. Les résultats sociodémographiques obtenus par un questionnaire en ligne soumis à tous les enseignants d’ÉPS du primaire et du secondaire de 5 commissions scolaires du Québec illustrent la diversité de la tâche des enseignants, les caractéristiques variées des élèves inclus, ainsi que les formations reçues par les enseignants pour développer leurs compétences concernant l’inclusion scolaire. Les résultats se différencient aussi en regard des caractéristiques personnelles des participants et des divers contextes d’enseignement. Enfin, ils permettent d’identifier certains leviers d’action pour favoriser l’inclusion scolaire en enseignement de l’éducation physique et à la santé.
L’intervention auprès des élèves ayant des difficultés de comportement est reconnue comme étant difficile dans les différents milieux scolaires. En effet, des recherches montrent un écart entre les pratiques jugées probantes pour ces élèves et celles qui sont effectivement utilisées par les enseignants en classe (Gable, Rothrauff, Thornburg et Mauzy, 2010; Maggin et coll., 2011). Un écart existerait aussi entre les pratiques déclarées et les pratiques réelles (Almog et Shechtman, 2007). Celles-ci sont teintées des croyances et des attitudes que les enseignants entretiennent vis-à-vis de ces élèves, ainsi que par leur sentiment d’auto-efficacité (Gaudreau, Royer, Beaumont et Frénette, 2012) ou d’autres variables telles que l’expérience professionnelle (Chouinard, 1999). Elles vont évidemment influencer la qualité des expériences scolaires des élèves en difficulté de comportement, reconnue comme étant souvent moins positive que celle de leurs pairs (Achilles, McLaughlin et Croninger, 2007; Rousseau, Point et Vienneau, 2015) et risquent également de péjorer le climat général de la classe (Montuoro et Lewis, 2015).
Le but de ce colloque est de faire état de l’avancement scientifique en ce qui concerne les croyances et perceptions des acteurs vis-à-vis des pratiques d’intervention en milieu scolaire. Il vise aussi à porter un regard critique sur les pistes d’actions et les avenues de recherche à envisager pour améliorer le vécu scolaire des élèves présentant des difficultés de comportement et de leurs camarades. Il sera axé sur un partage des expertises scientifiques mises en œuvre dans le domaine de l’intervention en milieux scolaires auprès des élèves ayant des difficultés de comportement. Les objets de recherche divers et complémentaires des chercheurs permettront de repérer les convergences et les points d’écart dans les travaux réalisés au Québec et à l’étranger. En s’appuyant sur une réflexion intégrative, il vise aussi à dégager les pistes d’intervention probantes et à orienter les perspectives de recherche ultérieures.
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