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Être à l’écoute des élèves perçus ou identifiés en difficulté de comportement pour favoriser une expérience scolaire positive

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Marie-Pierre Fortier : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L'éducation inclusive vise la création d'écoles où tous peuvent progresser académiquement et socialement (Booth et Ainscow, 2011). La réalisation de cette visée pose plusieurs défis amplifiés par la présence de comportements difficiles à l'école. Les adolescents perçus ou identifiés en difficulté de comportement sont souvent exclus de, ou au sein de l'école, même en contexte dit inclusif. Ces exclusions reposent souvent sur la difficulté des enseignants et intervenants à adopter des pratiques exemplaires pour prévenir et intervenir positivement quant aux comportements perturbateurs (Barton-Arwood, Murrow, Lane et Jolivette, 2005; Weisz, Sandier, Durlac et Anton, 2005). Cette présentation rapporte les résultats d'entretiens semi-dirigés conduits auprès de huit adolescents perçus ou identifiés en difficulté de comportement dans deux écoles néo-zélandaises. L'analyse a conduit à identifier des facteurs individuels et scolaires à l'origine de leurs comportements perturbateurs ou favorisant une expérience scolaire positive. Les adolescents ont mentionné l'importance d'une bonne relation enseignant-élève et du sentiment d'avoir du pouvoir sur leur expérience scolaire. En plus de souligner la nécessité de donner la parole aux jeunes dans l'étude de l'inclusion et de l'exclusion, les résultats fournissent des pistes aux milieux scolaires pour identifier ce qui fonctionne du point de vue même des élèves à risque d'exclusion.

Résumé du colloque

L’intervention auprès des élèves ayant des difficultés de comportement est reconnue comme étant difficile dans les différents milieux scolaires. En effet, des recherches montrent un écart entre les pratiques jugées probantes pour ces élèves et celles qui sont effectivement utilisées par les enseignants en classe (Gable, Rothrauff, Thornburg et Mauzy, 2010; Maggin et coll., 2011). Un écart existerait aussi entre les pratiques déclarées et les pratiques réelles (Almog et Shechtman, 2007). Celles-ci sont teintées des croyances et des attitudes que les enseignants entretiennent vis-à-vis de ces élèves, ainsi que par leur sentiment d’auto-efficacité (Gaudreau, Royer, Beaumont et Frénette, 2012) ou d’autres variables telles que l’expérience professionnelle (Chouinard, 1999). Elles vont évidemment influencer la qualité des expériences scolaires des élèves en difficulté de comportement, reconnue comme étant souvent moins positive que celle de leurs pairs (Achilles, McLaughlin et Croninger, 2007; Rousseau, Point et Vienneau, 2015) et risquent également de péjorer le climat général de la classe (Montuoro et Lewis, 2015).

Le but de ce colloque est de faire état de l’avancement scientifique en ce qui concerne les croyances et perceptions des acteurs vis-à-vis des pratiques d’intervention en milieu scolaire. Il vise aussi à porter un regard critique sur les pistes d’actions et les avenues de recherche à envisager pour améliorer le vécu scolaire des élèves présentant des difficultés de comportement et de leurs camarades. Il sera axé sur un partage des expertises scientifiques mises en œuvre dans le domaine de l’intervention en milieux scolaires auprès des élèves ayant des difficultés de comportement. Les objets de recherche divers et complémentaires des chercheurs permettront de repérer les convergences et les points d’écart dans les travaux réalisés au Québec et à l’étranger. En s’appuyant sur une réflexion intégrative, il vise aussi à dégager les pistes d’intervention probantes et à orienter les perspectives de recherche ultérieures.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

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