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Ève-Laurence Hébert : Université du Québec à Montréal
Le genre est un facteur qui influence le choix des actions politiques entreprises par les citoyen.nes (Scholzman et al. 1995). Si des actes tels que la participation électorale montrent peu de différences entre les genres, la nature de la participation non-électorale tend vers des engagements plus sociaux de la part des femmes (Harell 2008). Dans le contexte des actions militantes, il y a aussi une tendance des hommes à prendre part à des actions plus « risquées » et même illégales (Stolle et Hooghe 2005). Notre recherche vise à comprendre la nature des différences dans les formes de protestation dans lesquelles s’engagent les personnes s’identifiant en tant qu’hommes et en tant que femmes. Plus précisément, nous cherchons à savoir quelles sont les différentes actions entreprises par les hommes et les femmes durant la grève étudiante de 2012 au Québec et les raisons pouvant expliquer ces différences. Pour ce faire, nous utilisons les données recueillies à l’aide d’un sondage distribué à des étudiant.es universitaires en 2012 (N≈15 000). Celui-ci nous donne des informations sur les actions du mouvement étudiant, mais également sur trois variables que nous croyons explicatives des différences genrées : les attitudes des participant.es face à l’action directe, leurs sentiments lors de la participation à des manifestations et les conséquences légales de leur participation dans le mouvement social.
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