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Sonia Boivin : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Vecteurs privilégiés d’atteinte des objectifs organisationnels (Gareis, 2010), les projets de changement ont la particularité d’être associés à une modification des processus, des pratiques ou de la culture (Jacob, 2016; Larrasquet et al., 2003; McElroy, 1996). Ces projets ont habituellement un impact sur les employés, notamment par la réorganisation de leur travail. L'appropriation du changement par ces derniers s'avère donc un facteur de réussite déterminant (Clegg et Walsh, 2004, Lehmann, Frangioni et Dubé, 2015; Picq et Bompar, 2002). Pour prendre en compte cette nécessité, et pallier le manque de modèles intégrant la gestion du changement à la méthodologie de la gestion de projet, Bernoux et Gagnon (2008) proposent un cadre méthodologique qui repose sur un processus de coconstruction. Ils s’inscrivent ainsi dans une tendance qui consiste à aborder le changement comme une dynamique créatrice collective qui évoque un changement coconstruit (Autisser et Perretti, 2016). Souvent invoquée, mais rarement mise en œuvre, la coconstruction demeure méconnue dans le domaine du management en général (Foudriat 2016) et dans celui du management de projet en particulier. Notre communication se propose de rendre compte des premiers constats effectués dans le cadre d’un projet de changement coconstruit mené actuellement au sein du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Certaines implications concrètes de la coconstruction sur le pilotage d’un tel projet seront en particulier discutées.
Le management de projet (MdP) s’est généralisé à partir des années 1980 et les activités économiques liées aux projets représentent 50 % de l’économie mondiale. Nos sociétés modernes sont devenues des « société à projets » et ces projets concernent autant les institutions publiques ou privées que les individus, et ce, dans les secteurs les plus divers et les organisations les plus variées. Cette omniprésence du projet renvoie à une vision idéalisée de ce mode d’action permettant à « l’homme de ne plus seulement subir les événements, mais de pouvoir maîtriser le cours de l’histoire et forger le futur à sa façon » (Asquin et al., 2005). Cependant, des travaux récents mettent en évidence les risques que font porter les projets sur les individus : une pression exacerbée, une individualisation des trajectoires, une perte de solidarité collective, une dilution des expertises, etc. Le MdP a donc généré différentes formes de malaises et de difficultés qui fragilisent les acteurs de projets, remettent en question leur bien-être et, conséquemment, le déroulement des projets. Ainsi, un nombre grandissant de travaux de recherche, tout comme les problèmes rencontrés par de nombreuses entreprises qui ont adopté le MdP, convergent pour souligner l’importance du facteur humain et sa nécessaire prise en compte dans le management des projets. C’est dans ce cadre que nous proposons ce colloque qui a pour objectif de réunir les chercheurs, les étudiants et les professionnels en MdP intéressés à discuter des enjeux de la prise en compte de la dimension humaine dans le management des projets, et ce, par le truchement des plus récentes recherches abordant des sujets comme l’épuisement au travail, l’implication, la motivation, le stress, la vulnérabilité, les compétences individuelles et collectives des acteurs du projet, ou encore les modèles, outils et pratiques de GRH en contexte de projet.
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