pen icon Colloque
quote

Habermas et les compétences discursives

AR

Membre a labase

Arianne ROBICHAUD : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Jürgen Habermas est, sans conteste, l’un des plus importants théoriciens de l’éthique au XXe siècle : plusieurs de ses ouvrages jouissent d’une réputation bien établie en morale, en droit ou en bioéthique, et le concept de rationalité développé dans la Théorie de l’agir communicationnel (1987) s’avère particulièrement riche pour caractériser les différents types de discussions prenant place entre les acteurs sociaux contemporains. Toutefois, la pensée habermassienne est toujours peu mobilisée en sciences de l’éducation, notamment au regard de ce qu’elle peut offrir pour une exploration des fondements philosophiques de l’éducation éthique : dès lors, que nous dévoile-t-elle sur le développement moral des individus, et quel est l’état actuel de la recherche concernant les principales idées défendues par Habermas dans le cadre de sa théorie développementale? Quelles critiques pouvons-nous formuler à l’endroit de ce modèle? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre cette communication, articulée en trois temps : une présentation de la théorie du développement moral exposée par Habermas dans Morale et communication (1986), une mise en lumière des principales critiques pouvant lui être adressées et, finalement, quelques considérations pour une réactualisation de la pensée habermassienne pour l’éducation éthique au primaire et au secondaire.

Résumé du colloque

Le programme d’Éthique et culture religieuse (ECR) soulève nombre de débats depuis son implantation obligatoire dans toutes les écoles québécoises en 2008. Le programme a aussi été contesté devant les tribunaux. La Cour suprême du Canada a rendu un jugement en 2015 qui permet à une école secondaire privée d’adopter le programme ECR selon un point de vue catholique. Les défenseurs de ce programme regrettent ce jugement qui trahit son esprit non confessionnel, alors que ses opposants ont considéré qu’il confirmait l’idée que ce programme est un prolongement de l’enseignement religieux confessionnel d’autrefois. De plus, les signataires d’une pétition qui circule dans les médias sociaux en ce moment demandent que le programme ECR soit retiré du curriculum du primaire.

Depuis 2008, plusieurs études menées au Québec sur l’enseignement de l’ECR permettent de dresser un portrait des pratiques des enseignants et des défis qu’ils rencontrent dans leur travail quotidien. Les chercheurs ont entre autres mis en évidence un certain nombre de faiblesses liées à ce cours : l’insuffisance de la formation des enseignants du primaire, le manque de connaissance sur la vie communautaire des minorités religieuses du Québec, la difficulté de traiter de thèmes sensibles, les carences dans plusieurs manuels scolaires, l’inconfort d’aborder un point de vue religieux sur des questions d’éthique, les règles déontologiques inscrites dans le programme, etc. Néanmoins, les chercheurs ont aussi montré que le programme ECR répond aux attentes d’une société qui se distingue par la reconnaissance de sa diversité.

Ce colloque se veut une occasion d’aborder, à partir d’études scientifiques et de réflexions critiques, les impasses et l’avenir du programme ECR.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :