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La défense et l’illustration de la mobilité internationale étudiante sortante au Québec et au Canada

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Diane Barbaric : University of Toronto

Résumé de la communication

Contrairement à ce qui se passe actuellement en Ontario ou au niveau fédéral—où l’éducation internationale et l’internalisation sont devenues presque exclusivement synonymes de recrutement international des étudiants (Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada, 2014; Kunin, R., & Associates, 2009, 2012, 2016)—le gouvernement du Québec et les groupes d’intervenants dans l’enseignement supérieur affichent une volonté ferme et publique de soutenir la mobilité internationale étudiante sortante pour les étudiants québécois, un soutien qui s’avère non seulement discursif mais aussi financier (Conseil supérieur de l'éducation, 2005; FRQNT, 2014; FRQS, 2014; FRQSC, 2014; Conseil supérieur de l'éducation, 2013).

Qu’est-ce qui motive cette mobilisation en faveur d’une politique publique éducative tournée vers l’extérieur pour les jeunes québécois ?

Basée sur des réponses des leaders et des groupes d’intervenants-clés qui œuvrent dans les politiques publiques étudiantes ainsi que des réponses des représentants gouvernementaux, cette présentation vise à expliquer l’importance donnée à la mobilité internationale sortante pour le Québec. Elle vise également à comprendre cette tendance qui, de prime abord, semble être à rebours des orientations actuelles canadiennes où l’obsession du court-terme et la priorisation de la mobilité entrante semblent gagner du terrain.

Résumé du colloque

Le thème porte sur les transformations actuelles des universités, selon trois plans : systémique, institutionnel, conditions de travail.

Tout d’abord, nous observons des transformations majeures sur le plan systémique, ce qui inclut dans le cas du Québec les politiques provinciale et fédérale. Sur ce point, il semble qu’une préoccupation plus grande pour la reddition de compte (nouvelle gestion publique) et la croissance dans l’économie du savoir amène des transformations tant en ce qui concerne le pilotage des systèmes universitaires (prenons la réflexion actuelle sur le conseil des universités) que sur le plan du financement externe de la recherche et de l’enseignement universitaire (certains pays cessent de financer certains domaines disciplinaires). Dans plusieurs endroits, les subventions de fonctionnement (avec ou sans restriction) stagnent alors que le financement compétitif et les partenariats avec les entreprises croissent. 

Ces transformations systémiques tendent à engendrer des transformations institutionnelles. Les leaders universitaires s’adaptent à de nouvelles réalités financières. Par exemple, certains se demandent s’il est toujours raisonnable d’embaucher un professeur à temps plein lorsque le financement se fait de façon temporaire.

Ces transformations systémiques et institutionnelles amènent bien entendu des transformations sur le plan des conditions de travail des professeurs, des chercheurs, des chargés de cours et des étudiants. Il n’est plus rare de voir des chercheurs possédant un diplôme qui survivent dans le milieu universitaire en accumulant des contrats de recherche sans jamais obtenir un poste permanent. C’est ce qui est désormais appelé la précarisation du travail universitaire. Une réalité déjà bien connue depuis l’essor important des chargés de cours, mais qui se généralise désormais en recherche. 

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

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