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Étienne Aumont : UQAM - Université du Québec à Montréal
Deux stratégies ayant des corrélats neuroanatomiques distincts peuvent être utilisées pour naviguer dans un environnement. Pour vérifier l’apport de chacune d’elles sur l’attention visuelle, cette étude corrélationnelle cherche à contraster les différences parmi les deux groupes. Il est attendu que les apprenants spatiaux, utilisant plus l’hippocampe, aient des temps de réaction plus rapides. Il est aussi attendu que l’effet « gap » soit plus prononcé chez les apprenants réponses et que l’émotion négative favorisera plus fortement l’attention visuelle chez les spatiaux.
Les analyses préliminaires montrent une tendance vers un effet « gap » plus grand chez les réponses alors que les spatiaux font des saccades significativement plus rapides en condition non-gap. Les analyses montrent aussi une tendance vers l’effet attendu de l’émotion négative, mais pas de l’émotion positive, sur le coût de l’anti-saccade sans permettre départager les groupes. Les spatiaux ont toutefois des saccades significativement plus rapides que les réponses en condition d’émotion négative.
Cette étude permettra de mieux comprendre le rôle des stratégies de navigation dans l’attention visuelle afin d’en tenir compte dans des études ultérieures qui chercheront à manipuler la stratégie de navigation et le volume hippocampique à l’aide d’un entraînement. Celui-ci étant un biomarqueur pour de nombreuses pathologies, connaître les facteurs affectant son volume est important.
La cognition visuelle fait appel à diverses disciplines, allant de la physique jusqu’à la philosophie en passant par la psychologie et la modélisation. Dans ce colloque, des études récentes en sciences cognitives aborderont divers phénomènes visuels, qu’ils soient génériques (comme la mémoire, la catégorisation ou le raisonnement) ou spécifiques (comme la compétition interoculaire, la perception subliminale ou la privation sensorielle). Ce colloque s’interrogera sur les processus physiologiques et cognitifs impliqués à partir du moment où un photon pénètre l’œil jusqu’à l’expérience subjective, incluant les différences perceptives et comportementales d’individus dont la fonction visuelle est atypique (déficience visuelle, synesthésie, autisme, etc.).
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