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Le rôle de l’autophosphorylation de la sérine 205 de tcPINK1 pour son activation

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Luc Truong : Université McGill

Résumé de la communication

La maladie de Parkinson se caractérise par une neurodégénérescence ciblant particulièrement les neurones dopaminergiques de la substantia nigra. Une hypothèse courante expliquant la mort de ces neurones est centrée sur l’incompétence du réseau de contrôle de qualité mitochondriale causée par des mutations dans des protéines clé de ce réseau; notamment, PINK1. En tant que kinase, sa propre phosphorylation est nécessaire à son activation. Mon projet de recherche est axé sur l’importance de l’autophosphorylation de la sérine 205, un résidu se situant en amont de l’hélice αC de tcPINK1 (l’homologue de PINK1 dans Triboleum castaneum), afin de phosphoryler l’ubiquitin et le domaine Ubl de Parkin. Les mutants S205A et S205N de tcPINK1 générés perdent leur capacité à phosphoryler l’ubiquitin, et les données de Spectrométrie de Masse (MS) des mutants montrent qu’ils sont moins autophosphorylés en moyenne par rapport au WT. Pour examiner l’importance globale de l’autophosphorylation de tcPINK1, la kinase a été traitée avec une phosphatase (CIP) afin de la déphosphoryler, pour ensuite comparer sa capacité de phosphoryler l’ubiquitin avec la kinase sans CIP (préphosphoryler). Il reste à optimiser la réaction de déphosphorylation et d’exacerber la différence cinétique entre tcPINK1 déphosphorylé et préphosphorylé. Enfin, suivre en parallèle le taux d’autophosphorylation de la sérine 205 par MS pourra démontrer sa participation dans l’activation de tcPINK1.

Résumé du colloque

La biologie structurale est l’étude de la structure tridimensionnelle des macromolécules biologiques, telles que les protéines et les acides nucléiques, ainsi que la compréhension, au niveau atomique, des processus biologiques. Les frontières de la biologie structurale se sont étendues durant la dernière décennie avec le développement de nouvelles technologies dans les domaines de la spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN), l’analyse par rayons X et la microscopie électronique. La biologie structurale se trouve actuellement au carrefour du processus de découverte de nouveaux médicaments et de notre compréhension de l’origine des maladies. La biologie structurale joue également un rôle central dans le développement de nouveaux outils et produits basés sur la bionanotechnologie, tels que les enzymes pour la chimie verte, les biosenseurs et les biomatériaux.

Nous avons réuni quatre conférenciers experts qui donneront des présentations de 30 min : Dr Jean-François Couture, professeur de biochimie à l’Université d’Ottawa et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en biologie structurale et épigénétique; Dr Kalle Gehring, professeur de biochimie à l’Université McGill et directeur du GRASP; Dr Pierre Lavigne, professeur de biochimie à l’Institut de pharmacologie de l’Université de Sherbrooke; et Dr Isabelle Rouiller, professeur adjoint en anatomie et biologie cellulaire à l’Université McGill. Jean-François Trempe (pharmacologie et thérapeutiques, McGill, chaire de recherche du Canada en pharmacologie structurale) donnera le coup d’envoi à la session en présentant un survol de la biologie structurale et de ses applications en médecine et en pharmacologie. Ensuite, les conférenciers présenteront leurs découvertes dans les domaines de l’épigénétique (Couture), des maladies infectieuses (Rouiller) et des voies de signalisation liées aux cancers (Gehring, Lavigne).

Le colloque permettra également à des étudiants de 1er, 2e et 3e cycles de présenter leurs travaux dans le cadre de communications orales de 15 min. M. Noé Quittot (laboratoire du Dr Steve Bourgault, UQAM) présentera ses travaux sur une technologie qui permet l’étude de l’assemblage des plaques d’amyloïdes, impliquées dans la maladie d’Alzheimer et le diabète de type II. Ensuite, M. Andrew Bayne et M. Luc Truong (laboratoire du Dr Trempe) présenteront leurs projets sur la régulation des protéines PINK1 et MPP, toutes deux impliquées dans des maladies neurodégénératives telles que le Parkinson et l’ataxie.

Pour conclure, nous vous convions en grand nombre à ce colloque, qui se tiendra en après-midi le 8 mai 2017 de 13 h à 17 h à l’Université McGill (endroit à déterminer). Il y aura une pause-café de 14 h 40 à 15 h 10 avec collations et rafraîchissements offerts par la Faculté de médecine de l’Université McGill.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

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