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Les vers de terre améliorent-ils la qualité nutritionnelle de nos aliments?

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Samira Chbouki : Cégep de Lanaudière

Résumé de la communication

La gestion des déchets organiques est une des plus importantes problématiques environnementales auxquelles sont confrontés les pays du monde entier. Le vermicompostage, cette technique visant à ce que les vers de terre décomposent les résidus organiques, est l’une des méthodes de gestion responsable de ces déchets. Le vermicompost produit constitue une source non négligeable d’éléments fertilisants indispensables à la croissance des plantes. C’est dans cette perspective de saine gestion des résidus organiques que l’entreprise Compo Recycle produit du vermicompost. En 2014, cette entreprise a demandé la collaboration du Cégep régional de Lanaudière à Joliette pour tester la valeur horticole de son produit. Des essais en pots sous serre ont été menés pour étudier l’effet de l’ajout de vermicompost (0 %, 10 % et 20 % dans le terreau) sur la production et la qualité nutritionnelle de la tomate. Les résultats ont révélé que le vermicompost a amélioré la production de tomates par rapport au témoin. L’ajout de 20 % de vermicompost a augmenté de 86 % la teneur en gras total, de 45 % la teneur en protéines et de 24 % la teneur en vitamine C, suggérant ainsi que le produit a amélioré la qualité nutritionnelle de la tomate. Le vermicompostage semble une solution très prometteuse pour la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité des aliments. Des études ultérieures seront nécessaires pour corroborer cet effet sur d’autres fruits et légumes.

Résumé du colloque

La recherche collégiale maintient le cap contre vents et marées. Il faut attendre 1967 pour la voir véritablement naître, car c’est au sein même du projet de création des cégeps qu’elle est conçue. Cinquante ans plus tard, est-elle encore trop méconnue? Sans conteste. Est-elle sous-utilisée? Sans aucun doute. Pourtant, elle a su s’enraciner dans les trois secteurs — société et culture, nature et technologies, santé — et dans la plupart des domaines de recherche. Selon quels modèles s’est-elle implantée? Que sont les chercheuses et chercheurs devenus? Que savons-nous sur la recherche collégiale au féminin? Sur quelles infrastructures la recherche collégiale repose-t-elle, 50 ans après sa naissance? La vivacité de cette recherche est entretenue avec une passion indéfectible par des chercheuses et chercheurs qui y consacrent volontairement une part importante de leur vie professionnelle et à qui l’esprit de découverte donne littéralement des ailes. Thèmes traités et créneaux établis se développent au gré de l’évolution de l’ordre d’enseignement collégial, mais aussi de celle de la société québécoise. Voilà notamment pourquoi l’Association pour la recherche au collégial estime indispensable de célébrer l’apport incontestable de la recherche collégiale au développement des cégeps et même de l’enseignement collégial. Alors que le Québec lance sa nouvelle stratégie pour la recherche et l’innovation, l’Association considère aussi ce 16e colloque tenu dans le cadre du congrès de l’Acfas comme l’occasion de réfléchir aux enjeux pour les prochaines années. Quels sont les points d’ancrage sur lesquels s’appuyer? Quelles pistes emprunter? Qui sont les chercheuses et chercheurs en émergence? Enfin, de manière à saluer la contribution spécifique des établissements d’enseignement de la région de Montréal, région hôtesse du 85e Congrès — notamment de ceux qui ont 50 ans ou plus —, leurs réalisations en lien avec le sujet du colloque seront particulièrement mises en valeur.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

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