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Anne-Gaëlle Leloup : UQAM - Université du Québec à Montréal
Recherche qualitative visant à explorer le vécu des femmes de 45 ans et plus ayant séjourné en hébergement transitoire (hébergement de deux ans et moins) en partant de leur point de vue. Par l’entremise de sept entrevues semi-dirigées (n=7), nous avons cherché à savoir si ce modèle d’hébergement a eu des effets positifs ou négatifs dans le parcours résidentiel et dans l’amélioration de la santé de ses utilisatrices. Cette démarche s’est voulue avant tout exploratoire, en ce sens que nous visions à faire émerger des pistes de réflexion sur l’hébergement transitoire en tant que milieu de vie et lieu d’intervention. La pertinence de cette recherche s’est appuyée autour de trois constats : 1) l’aggravation du phénomène de l’itinérance chez les femmes de 45 ans et plus et de son impact sur la santé (CSF, 2012; Gélineau, 2013); 2) l’augmentation des demandes chez les femmes plus âgées pour les hébergements de transition (CSF, 2012); et 3) la rareté des écrits portant sur les femmes de 45 ans et plus en relation avec leurs expériences en hébergement de transition et post-hébergement. L’approche des déterminants sociaux de la santé a été privilégiée, en nous concentrant sur l’impact d’un déterminant en particulier : l’hébergement transitoire. Les récits des répondantes ont fait ressortir trois aspects clés du séjour : un espace sécuritaire et à soi, le soutien et le temps. Ces éléments poseraient les assises d’un rétablissement et d’un cheminement personnel et résidentiel possible.
Le programme des habitations à loyer modique (HLM) de la Société d’habitation du Québec (SHQ) vise principalement à améliorer les conditions de vie des personnes et des familles socioéconomiquement défavorisées. L’arrivée massive de nouveaux immigrants et réfugiés dans plusieurs villes du Québec (Leloup et Gysler, 2009; Morin, 2007; Roy, Charland et Joyal, 2008) a notamment contribué au changement du portrait de la clientèle des HLM. Par ailleurs, l’importante précarité économique rencontrée dans ce milieu de même que la très grande promiscuité vécue (grand nombre d’occupants et architecture enclavée) font des HLM un milieu hautement stigmatisé. Dans ce milieu se juxtaposent fréquemment des problématiques psychosociales préoccupantes (violence, conflits, intimidation, racisme, délinquance, décrochage scolaire, etc.). Bien que souvent peu outillés, les responsables et intervenants des offices municipaux d’habitations (OMH) sont désormais devant la nécessité de répondre à la clientèle, non plus seulement en matière de « logement », mais également en regard des défis psychosociaux que celle-ci rencontre (Baillergeau et Morin, 2008; Leloup et al., 2008). Les OMH sont ainsi appelés à développer des pratiques d’actions communautaires (PAC) en favorisant une participation active des locataires. De ce fait, les HLM constituent assurément un milieu de prévention et d’intervention stratégique.
Le présent colloque a pour objectif principal de permettre un échange au sujet des pratiques et interventions novatrices en milieu HLM à partir des résultats de travaux de recherche récents auprès de clientèles diverses. Une réflexion sera aussi proposée en filigrane quant à l’importance de solliciter davantage les savoirs des locataires afin de développer une participation active de ceux-ci et, par conséquent, des pratiques mieux adaptées aux besoins de tous.
Titre du colloque :