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Valérie Djédjé : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Des Peuples Autochtones vivent sur les cinq continents : les Premières Nations au Québec, les Autochtones au Canada, les Aborigènes d’Australie, les Pygmées baaka, mbenzélé, babongo, batwa de l’Afrique centrale, les Kanak de la Nouvelle Calédonie, les Kanaka Maoli des îles Hawaï, les Mapuches de Chili et de l’Argentine, les Quechuas au Pérou, les Amazighs en Afrique du Nord et de l’Ouest, les Afars de l’Afrique de l’Est, par exemple. Ils occupent 22% des terres de la planète. Ils sont 370 à 500 millions, représentent plus de la moitié de la diversité culturelle du monde tout en parlant la plupart des 7 000 langues vivantes. Toutefois, la majorité d’entre eux sont marginalisés et leurs droits sont constamment non reconnus (UNESCO, 2017). Pour la reconnaissance de ces droits, l’Assemblée générale des Nations a dans sa 107e séance plénière du 13 septembre 2007 adopté la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans le monde (UNDRIP) (ONU, 2007). L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a consacré un volet aux Peuples Autochtones. En effet, dans sa stratégie à moyen-terme (2008-2013), l’UNESCO place les besoins des peuples autochtones parmi ses domaines d’action prioritaires (UNESCO, 2014). Cette communication présente les actions de l’UNESCO pour les Peuples Autochtones.
La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a été signée en 2007 par 143 pays. Depuis son entrée en vigueur, les pratiques de la recherche relative aux peuples autochtones se sont beaucoup transformées à travers le monde, à l’instar de ses principes éthiques, théoriques et méthodologiques. Dans le présent colloque, nous souhaitons nous instruire de ces transformations et ainsi examiner ensemble quelques-unes des retombées québécoises, canadiennes et internationales de l’existence et de la mise en œuvre de cette déclaration et de ses 46 articles constitutifs. Des thématiques comme l’éducation, la protection des savoirs autochtones, le respect des traités, la gouvernance, la santé et la condition des femmes seront notamment abordées pendant le colloque. Sous un angle temporel, nous nous intéresserons également aux liens qui existent entre la Commission royale sur les peuples autochtones (1996), la Déclaration (2007) et la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015).
En abordant ces questions sous différents angles disciplinaires, en créant des conditions propices à un dialogue fécond entre acteurs de la recherche, en mettant au jour de nouveaux résultats issus de pratiques de recherche partenariale et de la coproduction des connaissances, notre colloque permettra de faire des pas vers une meilleure compréhension des enjeux et réalités actuels de l’Autochtonie. À l’heure de la réconciliation avec les peuples autochtones, il est primordial d’inscrire les débats, les réflexions et les analyses dans un cadre plus vaste qui prend en compte l’histoire récente des relations entre les Autochtones et l’État, d’une part, mais aussi entre les sociétés autochtones et les sociétés québécoise et canadienne, d’autre part. Notre colloque propose ainsi de tracer des ponts entre le local et le global en mettant l’accent sur des travaux et des questionnements qui s’inscrivent directement dans l’esprit et les dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
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