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Marie-Pierre Bousquet : Université de Montréal
Depuis le début des années 2000, fleurissent au Québec dans les communautés amérindiennes des concours visant à couronner des femmes de tous âges, de la mini-miss à la reine des aînées. Notre recherche a mis en lumière qu’il ne s’agissait pas de concours de beauté, mais surtout des divertissements pour valoriser la gent féminine. Pourquoi se développent-ils pour toutes les générations, alors qu’ils n’existaient à leur création, dans les années 1950-1960, que pour les jeunes femmes? Ensuite, pourquoi vouloir présenter de façon avantageuse les femmes? Enfin, en quoi un concours peut-il constituer une stratégie d’empowerment? En examinant le contexte au niveau macro de la société nationale et micro d’une communauté, ainsi que les normes comportementales dans les sociétés algonquiennes, nous émettrons l’hypothèse que cette mise en spectacle d’une certaine idée de la féminité reflète les défis et les codes auxquels font face les filles et les femmes algonquiennes. Dans un monde où il ne fait pas toujours bon être une femme autochtone, ces dernières se plient ou résistent à des modèles qu’elles participent à créer, détruire, refaire pour (re)trouver une certaine estime d’elles-mêmes.
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