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Processus d’adaptation d’un groupe d’enseignants face aux comportements perturbateurs : lorsque les solutions contribuent aux problèmes

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Geneviève Bergeron : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Certains travaux mettent en évidence un écart entre les pratiques jugées probantes et celles que les enseignants exploitent en salle de classe pour gérer les comportements difficiles (Gable, Rothrauff, Thornburg et Mauzy, 2010). S’appuyant sur le cadre des modèles d’action (Bourassa, Serre et Ross, 2003), cette communication s’intéresse à la rationalité des enseignants, c’est-à-dire aux représentations et aux interprétations impliquées dans le recours à certaines pratiques dont la convenance et l’efficacité sont mises en doute. Nous illustrerons comment certaines croyances et représentations spécifiques nuisent à la mise en œuvre de pratiques recommandées par la recherche en regard de la gestion des comportements difficiles. Les données présentées découlent d’une recherche-action-formation (Bergeron, 2014) menée avec une équipe-cycle du premier cycle du secondaire ayant pour objectif de développer des pratiques inclusives dans un contexte où une forte proportion d’élèves présente des difficultés comportementales et d’apprentissage. Les résultats présentés mettront en lumière : 1) la présence d’un modèle d’action défensif qui contribuent aux difficultés que rencontrent les enseignants ainsi que 2) les enjeux vécus par ces derniers dans leurs efforts pour améliorer leurs pratiques professionnelles. Ces résultats permettront de discuter des défis de la formation en regard de l’intégration d’élèves présentant des difficultés de comportements.

Résumé du colloque

L’intervention auprès des élèves ayant des difficultés de comportement est reconnue comme étant difficile dans les différents milieux scolaires. En effet, des recherches montrent un écart entre les pratiques jugées probantes pour ces élèves et celles qui sont effectivement utilisées par les enseignants en classe (Gable, Rothrauff, Thornburg et Mauzy, 2010; Maggin et coll., 2011). Un écart existerait aussi entre les pratiques déclarées et les pratiques réelles (Almog et Shechtman, 2007). Celles-ci sont teintées des croyances et des attitudes que les enseignants entretiennent vis-à-vis de ces élèves, ainsi que par leur sentiment d’auto-efficacité (Gaudreau, Royer, Beaumont et Frénette, 2012) ou d’autres variables telles que l’expérience professionnelle (Chouinard, 1999). Elles vont évidemment influencer la qualité des expériences scolaires des élèves en difficulté de comportement, reconnue comme étant souvent moins positive que celle de leurs pairs (Achilles, McLaughlin et Croninger, 2007; Rousseau, Point et Vienneau, 2015) et risquent également de péjorer le climat général de la classe (Montuoro et Lewis, 2015).

Le but de ce colloque est de faire état de l’avancement scientifique en ce qui concerne les croyances et perceptions des acteurs vis-à-vis des pratiques d’intervention en milieu scolaire. Il vise aussi à porter un regard critique sur les pistes d’actions et les avenues de recherche à envisager pour améliorer le vécu scolaire des élèves présentant des difficultés de comportement et de leurs camarades. Il sera axé sur un partage des expertises scientifiques mises en œuvre dans le domaine de l’intervention en milieux scolaires auprès des élèves ayant des difficultés de comportement. Les objets de recherche divers et complémentaires des chercheurs permettront de repérer les convergences et les points d’écart dans les travaux réalisés au Québec et à l’étranger. En s’appuyant sur une réflexion intégrative, il vise aussi à dégager les pistes d’intervention probantes et à orienter les perspectives de recherche ultérieures.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 8 mai 2017

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