Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Kevin MOUSTAPHA : Université de Montréal
La robotique constitue certainement le défi le plus extraordinaire que devra relever le monde scientifique dans les vingt prochaines années. La notion de « robot » comprend une multitude de catégories allant des humanoïdes aux drones en passant par ce qu’on surnomme également les bioniques. Mais surtout, la robotique comprend l’étude et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Cela induit la construction de machines capables de s’adapter à leur environnement tout en montrant de réelles capacités d’auto-apprentissage. Autrefois considéré comme une chimère, l’hypothèse de robots policiers ou à l’inverse de robots-tueurs prend de plus en plus d’épaisseur. En effet, malgré la fiabilité de certains algorithmes ainsi que la vigilance des programmeurs, le contrôle de certains robots dotés d’intelligence artificielle pourrait devenir plus aléatoire. Eu égard à l’ensemble de ces considérations, plusieurs questions méritent donc d’être posées. Tout d’abord, ces robots peuvent-ils constituer de véritables instruments préventifs et dissuasifs permettant de lutter contre la criminalité ? Ensuite, comment devrait-on réagir sur le terrain de la responsabilité pénale, face à des robots qui seraient auteurs de crimes ?
L’ensemble de ces interrogations nous pousse à nous inscrire dans une forme d’analyse prospective où nous étudierons l’impact que pourrait avoir l’utilisation de robots dotés d’intelligence artificielle sur la prévention du crime ainsi que sur la responsabilité pénale.
Thème du communication :
Domaine de la communication :