Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Simon Varaine : Université Grenoble Alpes
Les recherches actuelles sur la radicalité politique s’intéressent généralement aux mécanismes et facteurs communs à l’activisme radical quelles que soient les idées auxquels adhèrent les individus. Or, on observe que certains contenus d’idéologies radicales ont davantage de « succès » dans certains contextes historiques. A cet égard, différentes études montrent qu’une dichotomie de valeurs distinguant certains contextes est la faveur donnée à la tradition ou l’innovation, ce qui, appliqué aux idéologies radicales, permet de distinguer les idées réactionnaires – en faveur d’un retour à une tradition passée – et révolutionnaires – en faveur d’une rupture vis-à-vis de la tradition. Notre étude propose d’expliquer le succès relatif de ces deux types d’idéologies en réinvestissant une théorie classique de la violence politique : la privation relative. A partir de nouvelles données recensant les mouvements radicaux en France de 1882 à 1980, nos résultats montrent que différentes configurations de privation économique sont significativement liées à la mobilisation et au niveau d’activisme des organisations réactionnaires et révolutionnaires. Ces résultats permettent de mieux comprendre les conditions socio-économiques de résonance des cadres cognitifs mobilisés par les organisations radicales.
Thème du communication :
Domaine de la communication :