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Jean-Éric Tremblay : Université Laval
Sous l'impact des changements globaux, la fonte de la banquise ainsi que le réchauffement et l'acidification des mers qui entourent le Québec sont susceptibles de bouleverser les écosystèmes marins, modifier le climat local, affecter le bien-être des communautés du Nord et faciliter l’exploitation et le transport maritime des ressources minérales. Les espèces marines migreront-elles vers le Nord, modifiant ainsi les réseaux alimentaires? Qu'adviendra t'il de la disponibilité et la qualité des aliments marins essentiels au bien-être des communautés côtières? Comment faire pour minimiser les impacts de l'ouverture de nouvelles voies navigables et du trafic maritime accru de minerai ou d'hydrocarbures sur l’introduction d’espèces nuisibles et la pollution? Comment concilier le développement économique et la protection des mammifères marins emblématiques, dont l'importance pour les premier peuples et le tourisme est majeure? Ces questions soulignent la nécessité d’assurer le suivi scientifique des mers glacées et des services et bienfaits qu'elles procurent à la société, ce qui requière de moderniser et concerter la capacité québécoise de recherche en l’adaptant aux conditions particulière du nord. Simultanément, que ce soit en appui aux communautés ou aux secteurs des pêcheries, de la navigation, de l’extraction, et du tourisme, il est urgent de mobiliser nos connaissances pour assister la prise de décision, la gestion et le développement durable du nord québécois.
L’Institut nordique du Québec (INQ) est un regroupement d’expertises québécoises dans les grands secteurs de la recherche nordique et arctique mis au service du développement durable du Nord. Cet institut repose sur une alliance d’envergure entre l’Université Laval, l’Université McGill et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), et sur de nombreux partenaires des secteurs public, privé et universitaire ainsi que des communautés autochtones qui habitent le nord du Québec. L’approche privilégiée pour répondre à la complexité des défis de développement du Nord est à la fois inclusive, collaborative et interdisciplinaire. Cet institut intersectoriel et interinstitutionnel unique rallie les meilleures expertises dans les secteurs des sciences sociales et humaines, des sciences naturelles, des sciences de la santé, du génie et des arts. Ce regroupement est appuyé par des infrastructures majeures de recherche nordique ainsi que par un programme scientifique qui se déploie en cinq axes de recherche : 1) sociétés et cultures; 2) santé; 3) fonctionnement des écosystèmes et protection de l’environnement; 4) infrastructures et technologies; et 5) ressources naturelles.
Trois chaires viennent de s’ajouter à l’Institut nordique du Québec : la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord, la Chaire de recherche sur le potentiel géothermique du Nord et la Chaire de recherche nordique sur la conservation de la faune et la sécurité alimentaire traditionnelle. Elles sont dirigées respectivement par Thierry Rodon, de l’Université Laval, Jasmin Raymond, de l’INRS, et Murray Humphries, de l’Université McGill.
Ce colloque a pour but de générer une discussion sur l’étude du Nord au Québec et faire rayonner l’expertise et le leadership du Québec en sciences nordiques. Les deux premières sessions seront dédiées au développement durable du Nord du Québec, aux activités, au programme scientifique et aux trois Chaires de recherche de l’INQ. Les sessions de l’après-midi seront divisées en fonction des cinq axes de recherche de l’INQ. Ce colloque se terminera par un cocktail réseautage et une session d’affiches portant sur la recherche dans le nord du Québec.
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