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Patrice Potvin : UQAM - Université du Québec à Montréal
Au cours de ses cinq années d’existence, la Chaire de recherche sur l’intérêt des jeunes à l’égard des sciences et de la technologie (CRIJEST) a mis sur pied et maintenu une communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) formée d’enseignants du primaire et du secondaire désireux de rehausser l’intérêt de leurs élèves pour les cours de sciences et de technologie qu’ils dispensent. Cette communauté a regroupé annuellement de 20 à 30 enseignants, une dizaine de conseillers pédagogiques et deux professeurs d’université. Son fonctionnement s’est inspiré des huit caractéristiques « gagnantes » (Bielaczyc et Collins, 1999) : un but commun et partagé; des activités significatives; un formateur « guide/animateur »; des participants considérés comme des ressources; occasionnellement placés au centre de l’activité; un discours axé sur la co-construction; un objet de savoir partagé; et des artefacts (séquences d’enseignement) produits en collaboration. Les enseignants étaient libérés 6 jours/an et devaient suivre une formation, choisir et adapter à leur enseignement un mode d’intervention prometteur (pendant 5 à 10 périodes), l’implanter en classe, et rapporter oralement leur expérience à la communauté. Des mesures d’intérêt avant/après ont été prises sur leurs élèves par questionnaire. Notre présentation décrira l’origine et les caractéristiques de cette formation, les résultats mesurés et les expériences rapportées, et présentera les forces et les défis associés à une telle formule.
Compte tenu de l’importance des enjeux scientifiques et technologiques (ST) dans nos vies (Hird, 2012), la culture ST au sens large (Godin et Gingras, 2000) est essentielle au développement d’une économie du savoir (CST, 2002; CSE, 2013; UNESCO, 2014). C’est dans cette optique que les milieux éducatifs formels (écoles) et informels (institutions muséales à vocation ST, organismes de culture ST, etc.) s’engagent de diverses manières à favoriser le développement de cette culture chez les jeunes. L’efficacité des pratiques éducatives (PE) auxquelles ces milieux recourent ainsi que la collaboration entre des organisations partageant une mission semblable constituent ainsi des enjeux importants pour la réussite de leur mission. Les milieux éducatifs formels et informels, de même que le milieu de la recherche, sont alors amenés à s’interroger sur les PE existantes, à les évaluer et à soutenir leur amélioration. La concertation de ces milieux et l’accompagnement des praticiens apparaissent donc essentiels au partage efficace des expertises et à l’atteinte des objectifs éducatifs des uns et des autres (Trudel et coll., 2009). Le colloque explorera les PE mises en place dans les milieux formels et informels pour développer la culture ST des jeunes, de même que les relations entre ces milieux et celui de la recherche. Il adoptera un regard interdisciplinaire (didactique des ST, communication et muséologie) et interpellera des chercheurs et des praticiens pour explorer ces questions :
– Comment les PE utilisées dans les milieux formels et informels sont-elles implantées et évaluées?
– Quels sont les besoins et les possibilités en matière de collaboration et de transfert de connaissances entre les milieux formels, informels et de la recherche?
– Quelle formation offrir aux enseignants, éducateurs et autres intervenants des milieux formels et informels pour assurer une meilleure utilisation des ressources disponibles?
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