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Apprendre à réfléchir de façon responsable : des situations d’apprentissage concrètes

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Martin Raymond : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Selon le programme du cours d’éthique et culture religieuse, l’élève doit avoir, à la fin de son parcours, une meilleure capacité « d’apprendre à réfléchir de façon responsable » (MELS 2015). Or, pour réfléchir de la sorte, il est nécessaire d’être capable de dépasser les préconceptions éthiques héritées de la société et du contexte familial tout en tenant compte de celles-ci. En tant qu’adolescents, les élèves sont progressivement encouragés à maîtriser leur autonomie réflexive ; ils pourront ainsi choisir des valeurs en s’ouvrant sur la pluralité des options offertes. Conséquemment, ils pourront aussi assumer les conséquences de leurs choix moraux. Tel est le sens du mot « responsable ». Cette tâche est d’autant plus importante en éthique puisque les réponses aux questions particulières de cette discipline ne reposent pas toujours sur des évidences. Bien que des zones grises demeurent, tout individu doit un jour ou l’autre se positionner par rapport à des questions complexes. Comment, concrètement, aider les élèves à développer cette responsabilité réflexive ? Par le biais d’une question éthique d’actualité, celle du débat sur le suicide assisté, nous observerons quel pourrait être un parcours favorisant la réflexion responsable. Nous y découvrirons des idées concernant des situations d’apprentissage et d’évaluation permettant d’aller en ce sens.

Résumé du colloque

Le programme d’Éthique et culture religieuse (ECR) soulève nombre de débats depuis son implantation obligatoire dans toutes les écoles québécoises en 2008. Le programme a aussi été contesté devant les tribunaux. La Cour suprême du Canada a rendu un jugement en 2015 qui permet à une école secondaire privée d’adopter le programme ECR selon un point de vue catholique. Les défenseurs de ce programme regrettent ce jugement qui trahit son esprit non confessionnel, alors que ses opposants ont considéré qu’il confirmait l’idée que ce programme est un prolongement de l’enseignement religieux confessionnel d’autrefois. De plus, les signataires d’une pétition qui circule dans les médias sociaux en ce moment demandent que le programme ECR soit retiré du curriculum du primaire.

Depuis 2008, plusieurs études menées au Québec sur l’enseignement de l’ECR permettent de dresser un portrait des pratiques des enseignants et des défis qu’ils rencontrent dans leur travail quotidien. Les chercheurs ont entre autres mis en évidence un certain nombre de faiblesses liées à ce cours : l’insuffisance de la formation des enseignants du primaire, le manque de connaissance sur la vie communautaire des minorités religieuses du Québec, la difficulté de traiter de thèmes sensibles, les carences dans plusieurs manuels scolaires, l’inconfort d’aborder un point de vue religieux sur des questions d’éthique, les règles déontologiques inscrites dans le programme, etc. Néanmoins, les chercheurs ont aussi montré que le programme ECR répond aux attentes d’une société qui se distingue par la reconnaissance de sa diversité.

Ce colloque se veut une occasion d’aborder, à partir d’études scientifiques et de réflexions critiques, les impasses et l’avenir du programme ECR.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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