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Valérie Angelucci : Haute école pédagogique du canton de Vaud
« The dyslexia debate » (Elliott & Grigorenko, 2014) et son héritier « Dyslexia. Developing the debate » (Elliott & Nicolson, 2016) sont sans aucun doute des ouvrages emblématiques de la controverse qui anime actuellement le champ scientifique et politique quant à l’utilité du diagnostic de « dyslexie ». En effet, si la dyslexie apparaît comme une catégorie quasi univoque et supposément « naturelle » dans le discours commun, les débats à son égard sont néanmoins foisonnants dans le champ scientifique. Aux discordes issues des approches épistémiques diverses selon les domaines auxquels appartiennent les chercheurs (Woollven, 2012), s’ajoutent les débats sur l’intérêt et la pertinence du diagnostic de dyslexie pour la prise en charge des élèves éprouvant des difficultés d’apprentissage en lecture. Si ce diagnostic semble cardinal dans un contexte social au sein duquel les compétences en lecture sont à la fois une condition de la citoyenneté et un enjeu fonctionnel dans tous les métiers (Cochoy, Garel, & de Terssac 1998), il demeure un lieu de tensions dont nous souhaitons éclairer les logiques et raisons. Cette communication est basée sur une revue de la littérature et des entretiens semi-dirigés auprès de scientifiques. Elle rendra compte d’une part des positionnements des « acteurs experts » quant à l’utilité de la dyslexie comme catégorie diagnostique et, d’autre part, des lignes de tension traversant le contexte institutionnel et académique spécifique de la Suisse romande.
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