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Martin Normand : Association des collèges et universités de la francophonie canadienne
Le numéro inaugural de la revue Francophonies d’Amérique a été publié en 1991. Son premier directeur, Jules Tessier, espérait que la revue permette de mieux « cerner les points de convergence dans le discours minoritaire » (Tessier, 1991 : 3). Aujourd’hui, 25 ans plus tard, le temps semble tout indiqué de faire un bilan de la revue. Dans un contexte où le monde de l’édition scientifique est en transformation, il n’est pas vain de mener un tel exercice et de prendre un moment d’arrêt pour évaluer la contribution de la revue à structurer le champ de la recherche sur les francophonies en Amérique du Nord.
Cette communication présentera les faits saillants d’un rapport faisant le bilan quantitatif et qualitatif du contenu de la revue, préparé à la demande du conseil d’administration de la revue. Nous inscrirons les faits saillants sur une trame particulière : celle des efforts en vue de rendre légitimes les études sur les francophonies en Amérique du Nord. Un tel bilan permet aussi de faire des constats plus normatifs sur l’évolution du champ et d’amorcer un exercice prospectif sur les défis et l’avenir de Francophonies d’Amérique.
Nous souhaitons dresser un bilan, tout en interpellant les chercheurs communautaires, gouvernementaux et universitaires au sujet des perspectives d’avenir du champ sur les francophonies d’Amérique. Nous souhaitons particulièrement explorer les apports potentiels d’une plus grande interdisciplinarité et d’un plus grand recours à la comparaison interrégionale.
Après l’abandon progressif de la logique canadienne-française dans les années 1970, la recherche sur les francophones hors Québec a suscité l’émergence de thématiques originales liées au fait minoritaire, à la gouvernance, à l’espace ou à l’identité, par exemple. Depuis le début des années 1990, les études portant sur les francophones en situation minoritaire s’avèrent, en outre, de plus en plus nombreuses. À ce titre, si les réseaux de chercheurs et d’organismes communautaires bâtissent davantage de ponts entre les régions, les distinctions et la distance entre les communautés francophones du continent ont réduit les occasions pour les chercheurs universitaires et communautaires de bâtir des savoirs réellement partagés au sein d’un champ de recherche. Il en résulte davantage d’études de cas, associées notamment à des régions spécifiques, qui gagneraient à être intégrées à des perspectives comparatives engageant diverses disciplines.
Un autre cloisonnement des savoirs pourrait également être évoqué, soit celui des connaissances universitaires (disciplinaires), gouvernementales et communautaires. Il y aurait lieu de s’interroger sur les potentialités stratégiques et synthétiques de ces collaborations, qui demeurent le plus souvent ponctuelles.
Plus particulièrement, nous invitons des propositions sur les thèmes suivants :
— La mise en dialogue et en comparaison des différents espaces francophones;
— Des francophonies d’Amérique à la rencontre d’autres réalités minoritaires;
— La mise en dialogue et en comparaison des différents savoirs sur les francophonies d’Amérique.
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