Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Roxane Meilleur : Université de Sherbrooke
Le logement social constitue un terrain propice au « processus de coopération volontaire, d’entraide et de construction de liens sociaux entre les résidents et les institutions d’un milieu local, visant l’amélioration des conditions de vie sur le plan physique, social et économique » (INSPQ, 2002). Pour les offices d’habitation (OH), entreprises publiques mandatées par la Société d’habitation du Québec pour gérer les habitations à loyer modique (HLM), le développement de la participation citoyenne des locataires peut représenter un moyen de relever le défi de la conciliation entre la gestion immobilière et la gestion sociale en favorisant l’adéquation entre les services et les besoins réels, la mise en commun des ressources et le développement du pouvoir d’agir. Toutefois, elle implique également un changement au niveau des rapports de pouvoir et une reconnaissance des savoirs des locataires, un changement culturel majeur (Morin, LeBlanc & Vachon, 2014). L’étude présentée vise à explorer les processus par lesquels la culture organisationnelle d’un OH produit des effets souhaités ou non souhaités sur le développement de la participation citoyenne des locataires en milieu HLM Familles. Les données d’observations et d’entretiens auprès de locataires, de gestionnaires et d’employés sont soumises à une analyse par théorisation ancrée (Glaser & Strauss, 1967; Paillé, 1994). La communication exposera quelques-uns des mécanismes ayant émergé des premières étapes de l’analyse.
La période contemporaine est marquée par des enjeux qui fragilisent l’articulation entre l’économie et la société, la cohésion sociale et l’intérêt général. Pour y répondre, une nouvelle grappe d’innovations sociales est attendue sur divers fronts : stratégies innovantes de développement local et régional en contexte de mondialisation; adoption d’objectifs de développement durable; lutte contre les inégalités et nouvelles solidarités internationales. On appelle à un nouvel entrepreneuriat (privé, public, social, collectif) et à de l’innovation sociale pour aider à résoudre à grande échelle ces enjeux de société et assurer l’avenir de la planète. En même temps, on assiste à un foisonnement d’initiatives qui insufflent des valeurs de démocratie et de solidarité dans les modèles de production, de consommation, de développement territorial, d’organisation du travail et de provision de services collectifs (par exemple, agriculture urbaine ou soutenue par la communauté, transport collectif, énergies renouvelables, espaces partagés de travail, transition énergétique, etc.). De telles initiatives émergent typiquement à l’échelle locale et peinent à — ou ne souhaitent pas — changer d’échelle ou s’institutionnaliser. À long terme, certaines innovations sont durables dans le temps (par exemple, propriété des moyens de production par les salariés à Mondragon ou propriété publique de la vodka Absolut en Suède). Mais on assiste aussi à des démutualisations, à une diminution de l’emploi salarié à temps plein, à l’abolition d’organismes de développement territorial et d’instances de concertation, etc. Ce qui montre le caractère réversible des innovations sociales. Enfin, plusieurs innovations ont pu mener à de réelles transformations sociales durables dans le temps (comme les mesures favorisant la conciliation famille-travail) ou à se régénérer avec l’évolution du contexte (par exemple, depuis 2005, on a créé davantage de sociétés d’État qu’on en a privatisées).
Titre du colloque :
Thème du colloque :