Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Anthony Voisard : Université de Sherbrooke
Notre étude de philosophie de l’environnement s’inscrit dans une démarche de philosophie pratique, c’est-à-dire qu’elle vise moins une théorisation en soi, pour soi, que le déploiement de méthodes d’analyse contribuant à éclairer des situations environnementales émergentes de nos sociétés contemporaines. Dans le cadre de la présente communication, nous souhaitons rendre compte d'un éventail de perspectives distinctes en matière de changements climatiques pour un terrain donné. Pour ce faire, nous dresserons d’abord un portrait des milieux à l’étude, soit la municipalité régionale de comté d’Arthabaska au Québec et son monde agricole, et des outils méthodologiques employés. Nous mobiliserons ensuite ces informations dans le but de construire un objet épistémique pertinent, en développant quelques réflexions critiques émanant des propos répertoriés. L’objectif est d’offrir un appui aux interventions possibles, en matière d’adaptation aux changements climatiques, qu'il reste encore à concevoir et déployer pleinement au sein de cette communauté agricole, comme dans bien d’autres. Cette démarche, surtout programmatique, fournira les bases d’une recherche plus approfondie visant à tisser des liens entre philosophie, sciences sociales et gestion humaine du climat, pour le développement d’une philosophie pratique favorisant la réflexion sur un contexte d’adaptation aux changements climatiques.
La recherche collégiale maintient le cap contre vents et marées. Il faut attendre 1967 pour la voir véritablement naître, car c’est au sein même du projet de création des cégeps qu’elle est conçue. Cinquante ans plus tard, est-elle encore trop méconnue? Sans conteste. Est-elle sous-utilisée? Sans aucun doute. Pourtant, elle a su s’enraciner dans les trois secteurs — société et culture, nature et technologies, santé — et dans la plupart des domaines de recherche. Selon quels modèles s’est-elle implantée? Que sont les chercheuses et chercheurs devenus? Que savons-nous sur la recherche collégiale au féminin? Sur quelles infrastructures la recherche collégiale repose-t-elle, 50 ans après sa naissance? La vivacité de cette recherche est entretenue avec une passion indéfectible par des chercheuses et chercheurs qui y consacrent volontairement une part importante de leur vie professionnelle et à qui l’esprit de découverte donne littéralement des ailes. Thèmes traités et créneaux établis se développent au gré de l’évolution de l’ordre d’enseignement collégial, mais aussi de celle de la société québécoise. Voilà notamment pourquoi l’Association pour la recherche au collégial estime indispensable de célébrer l’apport incontestable de la recherche collégiale au développement des cégeps et même de l’enseignement collégial. Alors que le Québec lance sa nouvelle stratégie pour la recherche et l’innovation, l’Association considère aussi ce 16e colloque tenu dans le cadre du congrès de l’Acfas comme l’occasion de réfléchir aux enjeux pour les prochaines années. Quels sont les points d’ancrage sur lesquels s’appuyer? Quelles pistes emprunter? Qui sont les chercheuses et chercheurs en émergence? Enfin, de manière à saluer la contribution spécifique des établissements d’enseignement de la région de Montréal, région hôtesse du 85e Congrès — notamment de ceux qui ont 50 ans ou plus —, leurs réalisations en lien avec le sujet du colloque seront particulièrement mises en valeur.
Titre du colloque :
Thème du colloque :