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Des superficies, des flux, des stocks, des produits et des marchés : des super pouvoirs pour la lutte aux changements climatiques dans le secteur forestier québécois

JB

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Jean-François Boucher

Résumé de la communication

Le secteur forestier québécois recèle un trésor d’opportunités en matière d’atténuation des changements climatiques. Elles sont répertoriées par le GIEC comme étant parmi les plus efficientes sur les plans environnemental et économique, en plus d’offrir de multiples avantages connexes avec les secteurs minier, agricole, du bâtiment et de l’énergie. Les activités de boisement/reboisement sont celles qui offrent les plus forts potentiels à long terme de stockage de carbone. Plusieurs activités d’aménagement permettent, quant à elles, des atténuations potentielles sur le court terme, surtout grâce à une gestion conséquente des flux de carbone. Dans tous les cas de figure, une production accrue de produits du bois est envisageable de manière à substituer des produits à fortes intensité carbonique, tant des produits de longue durée de vie pour le bâtiment, que des bois morts et résidus pour la bioénergie. Cette gestion potentiellement additionnelle et intégrée des stocks, des flux, des superficies disponibles et des produits du bois place le Québec dans une ligue à part parmi les superhéros du monde forestier, d’autant plus que l’arène du marché du carbone est une invitation claire en ce sens. La conférence s’attardera surtout sur les principaux « pouvoirs » forestiers du Québec dans cette lutte aux changements climatiques et proposera une feuille de route de recherche-action permettant de rallier les forces vives autour d’une mise en œuvre des premiers jalons de cette lutte.

Résumé du colloque

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat reconnaît le rôle central de la foresterie dans les stratégies d’atténuation des émissions de CO2 et la lutte aux changements climatiques, grâce à la séquestration du carbone sur les sites forestiers et dans les produits de bois et grâce à la substitution de produits dont le cycle de vie cause de fortes émissions de CO2. Le Québec a un rôle planétaire de fiduciaire en raison de la grande superficie de forêts boréales sur son territoire et du potentiel de mobilisation des ressources forestières qu’il comporte. Il est donc crucial que le secteur forestier québécois prenne conscience de l’importance du rôle qu’il a à jouer. Il doit aussi se préparer à répondre au cours des prochaines décennies à une demande accrue en matière de services écologiques, de produits forestiers conventionnels, d’énergie et de bioproduits, pour ainsi contribuer aux enjeux modiaux de conservation de la biodiversité, de transition des systèmes énergétiques vers des sources renouvelables et de lutte aux changements climatiques. Les avancées des connaissances scientifiques sur les impacts environnementaux de l’aménagement forestier, sur le développement de pratiques exemplaires de sylviculture et d’aménagement, et sur la mise au point de matériaux et bioproduits innovants à partir d’une ressource forestière répondant à des exigences environnementales élevées en matière d’analyse de cycle de vie sont cruciales. Elles permettent en effet au secteur forestier de réaliser son plein potentiel. Ces thématiques seront couvertes dans le cadre de ce colloque interdisciplinaire. Elles visent la mise à jour des connaissances actuelles ainsi que l’identification de pistes de solutions pratiques et d’enjeux de recherche actuels et futurs pour la lutte aux changements climatiques.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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