Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Jean-Philippe Ayotte-Beaudet : Université de Sherbrooke
Une des questions parmi les plus importantes pour les enseignants de science est de savoir comment générer l’intérêt de leurs élèves. Selon la recherche, contextualiser les apprentissages dans des situations qui relèvent de- ou ressemblent à- la réalité des élèves représente un moyen d’y parvenir. Cela présente cependant un défi, notamment parce que le cadre scolaire contraint généralement l’enseignement à la classe ou au laboratoire. Pour aider les enseignants qui souhaitent innover en enseignant les sciences dans un environnement près de l’école, la question de recherche suivante a été formulée : quels sont les facteurs qui influencent le plus l’intérêt des élèves du 1er cycle du secondaire lors des périodes d’enseignement des sciences qui se déroulent dehors à proximité de l’école? 71 groupes d’élèves du 1er cycle du secondaire (n=1926) et de 26 enseignants du cours science et technologie a participé à cette recherche. En 2015-2016, chaque groupe a effectué d’une à cinq périodes de sortie. À la fin de chacune (n=243), les élèves ont rempli un questionnaire portant sur l’intérêt situationnel qu’ils ont ressenti dans ce contexte. En parallèle, les enseignants ont identifié les caractéristiques importantes de chacune de ces sorties (p. ex. durée, présence d’un technicien en travaux pratiques, conditions météorologiques, discipline scientifique, environnement d’apprentissage, etc.). Cette communication présentera les facteurs qui ont le plus influencé l’intérêt des élèves.
Compte tenu de l’importance des enjeux scientifiques et technologiques (ST) dans nos vies (Hird, 2012), la culture ST au sens large (Godin et Gingras, 2000) est essentielle au développement d’une économie du savoir (CST, 2002; CSE, 2013; UNESCO, 2014). C’est dans cette optique que les milieux éducatifs formels (écoles) et informels (institutions muséales à vocation ST, organismes de culture ST, etc.) s’engagent de diverses manières à favoriser le développement de cette culture chez les jeunes. L’efficacité des pratiques éducatives (PE) auxquelles ces milieux recourent ainsi que la collaboration entre des organisations partageant une mission semblable constituent ainsi des enjeux importants pour la réussite de leur mission. Les milieux éducatifs formels et informels, de même que le milieu de la recherche, sont alors amenés à s’interroger sur les PE existantes, à les évaluer et à soutenir leur amélioration. La concertation de ces milieux et l’accompagnement des praticiens apparaissent donc essentiels au partage efficace des expertises et à l’atteinte des objectifs éducatifs des uns et des autres (Trudel et coll., 2009). Le colloque explorera les PE mises en place dans les milieux formels et informels pour développer la culture ST des jeunes, de même que les relations entre ces milieux et celui de la recherche. Il adoptera un regard interdisciplinaire (didactique des ST, communication et muséologie) et interpellera des chercheurs et des praticiens pour explorer ces questions :
– Comment les PE utilisées dans les milieux formels et informels sont-elles implantées et évaluées?
– Quels sont les besoins et les possibilités en matière de collaboration et de transfert de connaissances entre les milieux formels, informels et de la recherche?
– Quelle formation offrir aux enseignants, éducateurs et autres intervenants des milieux formels et informels pour assurer une meilleure utilisation des ressources disponibles?
Titre du colloque :
Thème du colloque :