Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Diana Helene : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le mouvement social des prostituées au Brésil s'est construit sur une série de débats qui sont fondamentaux pour une réflexion sur les thèmes d'égalité et de justice socio-spatiale. À partir de l'étude de cas de l'association Mulheres Guerreiras (association des Femmes Guerrières), une organisation de prostituées de la ville de Campinas située dans l'État de São Paulo, je démontrerai comment ce singulier mouvement social pose la question de l'égalité par le biais de luttes associées au droit à la ville et au genre, revisitant ainsi les pratiques militantes associées au féminisme. Pour ce faire, j’expliquerai la façon dont ce mouvement social manifeste sa présence dans l’espace urbain, ayant recours au corps
comme plate-forme de « profanation » de l'espace public. Ainsi acquise, sa visibilité dans la ville contribue à déconstruire des paradigmes liés aux droits sexuels, et met ainsi en évidence comment les manifestations de travailleuses du sexe agissent dans la déconstruction du «Whore Stigma» (le stigmate de la putain, Pheterson, 20011), une structure de contrôle de toutes les femmes.
Le cœur même du projet féministe réside dans la vision de justice sociale dont il est porteur. Ce colloque est l’occasion de revisiter l’égalité, l’équité et la parité, trois termes utilisés pour désigner cette revendication fondamentale. La réflexion est ouverte à l’ensemble des disciplines ainsi qu’aux personnes engagées dans une action concrète. Nous visons une réflexion théorique et conceptuelle, la production d’un état des lieux dans différents domaines et une mise en commun des stratégies.
Plusieurs sous-thématiques pouvaient être explorées sous cette bannière : modèles, concepts et définitions; évolution historique des concepts et des revendications; équité salariale et égalité professionnelle; rapports sociaux inégalitaires; parité en politique; représentation des femmes dans les instances (financières ou stratégiques); parité culturelle (cinéma, littérature, théâtre, etc.); l’école et l’université comme lieux d’(in)égalité; articulation de la parité hommes-femmes à d’autres revendications de justice sociale (formulées par les personnes racisées, LGBTQ, etc.) et à la pensée intersectionnelle; (in)égalités et (in)équités dans les rapports privés; reconnaissance, visibilité et légitimité de la présence des femmes dans tous les domaines; stratégies et moyens d’action; barrières et résistances; et études de cas.
Les communications composant ce colloque s’articulent en divers lieux : dans la recherche, l’enseignement, les politiques publiques; la gouvernance, les médias, la ville, le territoire; les milieux de travail et d’implication militante.
Titre du colloque :
Thème du colloque :