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Encourager la culture scientifique en décloisonnant l’art et la science : le cas de « La science des artisans» au Musée des maîtres et artisans du Québec (MMAQ)

ML

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Mireille Lacombe : Musée des maîtres et artisans du Québec

Résumé de la communication

Le domaine de la science et le domaine des arts sont des terreaux fertiles au développement des compétences transversales et comportent des compétences spécifiques qui peuvent se complémenter. C’est en misant sur la complémentarité des arts et de la science que le Musée des maîtres et artisans du Québec (MMAQ) a lancé en 2003 son programme éducatif «La science des artisans». L’objectif est de briser cette idée présente chez les jeunes que l’art ne va pas de pair avec la science. Depuis 2008, deux enseignants sur cinq complètent et retournent le formulaire d’évaluation remis après les activités. On en tire le constat suivant: la visite éveille la curiosité scientifique des jeunes et permet d’aborder la science et l’art sous un autre point de vue. Les enseignants soulignent l’impact positif d’aborder la science comme faisant partie intégrante du processus créatif et ayant influencé les techniques et le savoir-faire des artisans. S’agirait-il d’une combinaison gagnante pour encourager à la fois culture artistique et scientifique, et rejoindre davantage des jeunes aux intérêts diversifiés? Le MMAQ croit que la combinaison des deux enrichit l’impact de chacun, et les réactions des jeunes lors des activités semblent confirmer cette hypothèse. Les résultats de deux discussions-témoignages de groupes avant participé au programme éducatif, ainsi que des exemples d'autres organismes culturels ou artistiques qui ont emprunté une approche similaire, viendront étayer nos propos.

Résumé du colloque

Compte tenu de l’importance des enjeux scientifiques et technologiques (ST) dans nos vies (Hird, 2012), la culture ST au sens large (Godin et Gingras, 2000) est essentielle au développement d’une économie du savoir (CST, 2002; CSE, 2013; UNESCO, 2014). C’est dans cette optique que les milieux éducatifs formels (écoles) et informels (institutions muséales à vocation ST, organismes de culture ST, etc.) s’engagent de diverses manières à favoriser le développement de cette culture chez les jeunes. L’efficacité des pratiques éducatives (PE) auxquelles ces milieux recourent ainsi que la collaboration entre des organisations partageant une mission semblable constituent ainsi des enjeux importants pour la réussite de leur mission. Les milieux éducatifs formels et informels, de même que le milieu de la recherche, sont alors amenés à s’interroger sur les PE existantes, à les évaluer et à soutenir leur amélioration. La concertation de ces milieux et l’accompagnement des praticiens apparaissent donc essentiels au partage efficace des expertises et à l’atteinte des objectifs éducatifs des uns et des autres (Trudel et coll., 2009). Le colloque explorera les PE mises en place dans les milieux formels et informels pour développer la culture ST des jeunes, de même que les relations entre ces milieux et celui de la recherche. Il adoptera un regard interdisciplinaire (didactique des ST, communication et muséologie) et interpellera des chercheurs et des praticiens pour explorer ces questions :

– Comment les PE utilisées dans les milieux formels et informels sont-elles implantées et évaluées?

– Quels sont les besoins et les possibilités en matière de collaboration et de transfert de connaissances entre les milieux formels, informels et de la recherche?

– Quelle formation offrir aux enseignants, éducateurs et autres intervenants des milieux formels et informels pour assurer une meilleure utilisation des ressources disponibles?

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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