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Étude de la capacité d'hyperaccumulation de cadmium en sol contaminé de Brassica juncea et de Helianthus annuus en comparaison avec Thlaspi caerulescens

BC

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Béatrice Capolla : Cégep de Saint-Laurent

Résumé de la communication

Le cadmium est un métal lourd absorbé par les plantes lorsqu’il se trouve en trop grande concentration dans le sol. D’où son entrée dans la chaîne alimentaire, qui induit des troubles physiologiques. Sa pré-sence dans le sol est surtout due à l’extraction minière du zinc et à la production industrielle, et son retrait est souvent difficile. La phytoremédiation devient alors intéressante. Thlaspi caerulescens est une petite plante utilisée en Europe en extraction de métaux lourds. Mais elle présente des caractéristiques envahis-santes, limitant son usage au Québec. Des plantes naturalisées ou indigènes telles que Helianthus annuus et Brassica juncea sont d'autres candidates potentielles. Des groupes de six à huit réplicats de chaque espèce ont été exposés à un sol contaminé pendant 39 jours. Par la suite, des tissus cibles ont été digérés à l’acide selon un protocole du Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec avant d’être analysés par spectrométrie à émission de plasma d’argon. Les résultats démontrent une différence significative entre la concentration de cadmium trouvée dans les tissus de B. juncea contaminés par rapport aux témoins, indiquant une capacité de phytoextraction. Chez H. annuus, la diffé-rence a été observée dans les racines plutôt que dans les feuilles, indiquant une capacité de phytosta-bilisation. Toutefois, aucune espèce n’a réussi à atteindre la concentration de T. caerulescens, compensant plutôt avec une biomasse plus élevée.

Responsables du projet : Dominique Dufault, enseignant, Lyne Duhaime et Marie-Josée Gauvin, enseignantes

Résumé du colloque

La recherche collégiale maintient le cap contre vents et marées. Il faut attendre 1967 pour la voir véritablement naître, car c’est au sein même du projet de création des cégeps qu’elle est conçue. Cinquante ans plus tard, est-elle encore trop méconnue? Sans conteste. Est-elle sous-utilisée? Sans aucun doute. Pourtant, elle a su s’enraciner dans les trois secteurs — société et culture, nature et technologies, santé — et dans la plupart des domaines de recherche. Selon quels modèles s’est-elle implantée? Que sont les chercheuses et chercheurs devenus? Que savons-nous sur la recherche collégiale au féminin? Sur quelles infrastructures la recherche collégiale repose-t-elle, 50 ans après sa naissance? La vivacité de cette recherche est entretenue avec une passion indéfectible par des chercheuses et chercheurs qui y consacrent volontairement une part importante de leur vie professionnelle et à qui l’esprit de découverte donne littéralement des ailes. Thèmes traités et créneaux établis se développent au gré de l’évolution de l’ordre d’enseignement collégial, mais aussi de celle de la société québécoise. Voilà notamment pourquoi l’Association pour la recherche au collégial estime indispensable de célébrer l’apport incontestable de la recherche collégiale au développement des cégeps et même de l’enseignement collégial. Alors que le Québec lance sa nouvelle stratégie pour la recherche et l’innovation, l’Association considère aussi ce 16e colloque tenu dans le cadre du congrès de l’Acfas comme l’occasion de réfléchir aux enjeux pour les prochaines années. Quels sont les points d’ancrage sur lesquels s’appuyer? Quelles pistes emprunter? Qui sont les chercheuses et chercheurs en émergence? Enfin, de manière à saluer la contribution spécifique des établissements d’enseignement de la région de Montréal, région hôtesse du 85e Congrès — notamment de ceux qui ont 50 ans ou plus —, leurs réalisations en lien avec le sujet du colloque seront particulièrement mises en valeur.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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