Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Olivier Charbonneau : Université Concordia
Le droit d’auteur représente à la fois un outil indispensable et un écueil potentiel aux partenaires commerciaux dans la transmission des savoirs scientifiques dans un contexte universitaire. D’un côté, il s’agit d’un régime où sont édictés les droits patrimoniaux autour desquels se greffent les marchés. De l’autre, la Loi sur le droit d’auteur au Canada, par exemple, édicte une panoplie d’exceptions au profit des établissements d’enseignements permettant d’outrepasser lesdits droits patrimoniaux. Afin de résoudre cette situation qui semble à première vue paradoxale, nous présenterons les résultats préliminaires d’une étude où sont recensés les termes des licences d’accès retenues par des bibliothèques universitaires québécoises. Nous espérons articuler des pistes de réflexion quant aux structures des marchés numériques d’œuvres protégées par le droit d’auteur tout en conceptualisant de nouveaux rôles pour les exceptions du droit d’auteur dont jouissent les bibliothèques.
Dire que le numérique a largement investi le champ scientifique relève désormais de l’évidence. Les chercheurs, sans distinction disciplinaire, utilisent les outils numériques pour améliorer l’efficacité de leurs travaux : du simple usage d’ordinateurs et du Web pour échanger avec les pairs, accéder à leurs travaux et diffuser des résultats au recours à des instruments lourds de collectes de données. Une des principales évolutions réside sans doute dans le fait que le numérique est devenu un objet de recherche à part entière et un terrain d’investigation notamment pour les sciences humaines et sociales. En effet, le tournant numérique concerne l’ensemble des activités humaines et conduit à une production massive de données auxquelles les chercheurs se confrontent. Les vecteurs de communication traditionnellement utilisés par les chercheurs se trouvent également profondément modifiés aussi bien dans leur forme que dans leur nature (revue en ligne, blogue, accès ouvert, etc.) Le numérique transparaît ainsi à tous les stades de la pratique de recherche comme instrument, dispositif méthodologique, corpus, outil de communication et objet de recherche.
Le colloque s’attachera plus particulièrement aux transformations structurelles du processus de production et de transmission des savoirs scientifiques en privilégiant une double approche théorique et pratique. Quelles sont les évolutions à l’œuvre dans le domaine de l’édition savante? Quels sont le rôle et le positionnement actuels des revues alors qu’émergent de nouvelles formes et de nouvelles modalités de mise à disposition? Comment ce nouveau champ est-il structuré par des acteurs, des pratiques et des outils? De quelle manière et dans quelle mesure les plateformes numériques sont à considérer comme de véritables dispositifs d’éditorialisation et non comme de simples outils techniques?
Titre du colloque :