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Benoit Bordeleau
Cette communication portera sur le roman Arabesques (Pierre Samson, 2010) dont l’action se déroule dans le quartier Hochelaga à Montréal. Nous démontrerons comment le Complexe, immeuble d’habitation dépareillé et habité par un groupe de reclus, constitue un espace de résistance face au développement urbain montréalais des années 1960 et 1970. Pour ce faire, nous porterons notre attention sur les frontières qui délimitent cet espace hochelagais en élucidant leur mise en tension par les récits et les rumeurs (de Certeau, 1990) : ceux entretenus par les habitants du Complexe et celles de la ville rendant poreuses les frontières. Notre analyse sera mise en relation avec d’autres œuvres littéraires portant sur le même quartier, dont Les rumeurs d’Hochelaga (Jean Hamelin, 1971) et Homa Sweet Home (Patrick Lafontaine, 2008), qui permettront de mettre au jour les particularités de l’imaginaire littéraire d’Hochelaga.
Les interactions entre un sujet et des pratiques habitantes dans les espaces urbains des villes américaines, dans la littérature et le cinéma brésiliens et québécois. La façon dont la littérature et le cinéma représentent l’incorporation, par les villes américaines, des migrations internes et externes, des situations d’indigence, des modifications de la flânerie, bref des déplacements forcés ou spontanés qui engendrent des transformations dans la mémoire individuelle ou collective ainsi que des espaces d’interaction ou d’exclusion sociale et culturelle. Nous privilégierons les études comparées, mais une attention toute particulière sera accordée aux représentations de la ville de Montréal, étant donné la célébration, en 2017, de son 375e anniversaire.
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