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Pageot Édith-Anne : Université du Québec à Montréal
Plusieurs chantiers de recherche interdisciplinaire ont montré depuis une trentaine d’années que les discours mainstream - hétéronormatifs et patriarcaux - sur la race, « la nature » et la sexualité sous-tendent une corrélation entre la perversité, la pollution et la dégénérescence, d’une part, et la santé, le naturel et la conformité, d’autre part. (Isenberg 2000, Mortimer-Sandilands, Erickson 2010, Sullivan, 1998, Trexler 1995) Dans cette perspective, à partir du 20e siècle surtout, les activités de plein air, de chasse, de pêche et d’escalade ont été associées à une agentivité masculine hétérosexuelle. (Mortimer-Sandilans et Erickson, 2010 : 3) Tout en reléguant aux géographies urbaines les expressions migrantes, queer ou «féminisées» du territoire, ces images conquérantes de la «nature sauvage» ont pleinement participé à la construction d’une masculinité hétéronormative. Au Canada, il est un fait bien connu que le référent territorial a joué un rôle de premier plan dans la définition d’une identité nationale dont les contours ont été dessinés par un nationalisme blanc et une masculinité hétéronormative qu’incarnent magnifiquement les paysages « sauvages » du Groupe des Sept dans l’imaginaire collectif. En rupture avec ce modèle, notre communication propose une analyse de la rhétorique satirique et du pouvoir d’agir des pratiques artistiques contemporaines qui ménagent aux expressions queer ou féministes des territoires «naturels». Seront discutés notamment les projets de Kent Monkman, Lori Blondeau, Adrian Stimson, Shana Dempsey et Lori Millan.
Le cœur même du projet féministe réside dans la vision de justice sociale dont il est porteur. Ce colloque est l’occasion de revisiter l’égalité, l’équité et la parité, trois termes utilisés pour désigner cette revendication fondamentale. La réflexion est ouverte à l’ensemble des disciplines ainsi qu’aux personnes engagées dans une action concrète. Nous visons une réflexion théorique et conceptuelle, la production d’un état des lieux dans différents domaines et une mise en commun des stratégies.
Plusieurs sous-thématiques pouvaient être explorées sous cette bannière : modèles, concepts et définitions; évolution historique des concepts et des revendications; équité salariale et égalité professionnelle; rapports sociaux inégalitaires; parité en politique; représentation des femmes dans les instances (financières ou stratégiques); parité culturelle (cinéma, littérature, théâtre, etc.); l’école et l’université comme lieux d’(in)égalité; articulation de la parité hommes-femmes à d’autres revendications de justice sociale (formulées par les personnes racisées, LGBTQ, etc.) et à la pensée intersectionnelle; (in)égalités et (in)équités dans les rapports privés; reconnaissance, visibilité et légitimité de la présence des femmes dans tous les domaines; stratégies et moyens d’action; barrières et résistances; et études de cas.
Les communications composant ce colloque s’articulent en divers lieux : dans la recherche, l’enseignement, les politiques publiques; la gouvernance, les médias, la ville, le territoire; les milieux de travail et d’implication militante.
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