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Implication citoyenne et participation publique : l’« impératif participatif » au risque des savoirs environnementaux

JL

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Jérôme Lafitte : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le Rapport Jean considère la participation au pouvoir de décision, et notamment en ce qui a trait aux territoires de vie des actrices-habitantes, comme condition du processus de démocratisation et comme l’un des buts de l’éducation des adultes. Le surgissement des problématiques environnementales a largement sollicité les citoyen.e.s dans des prises de positions qui ont contribué au développement des pratiques de démocratie participative.

De telles pratiques de participation citoyenne sont au cœur de recherches en sciences sociales, notamment critiques, à tel point que plusieurs chercheur.es parlent d’un « impératif délibératif ou participatif » (Blatrix, 2000; Carrel, 2013; Fourniau et Blondiaux, 2011). Ils/Elles questionnent les vertus supposées d’une telle injonction participative et des processus de gouvernance associés, ce que soulevait déjà le Rapport Jean.

En effet, les acteurs-habitants de territoires locaux sont de plus en plus confrontés à de telles démarches participatives qui se déploient au sein des territoires de vie, dont certains sont en projets de « développement durable ». Les problématiques environnementales nécessitent la mobilisation des citoyens et de leurs savoirs en tant que premiers « usagers », habitant leurs territoires tissés par les réalités socioécologiques. Certaines démarches participatives s’appuient sur des territorialités institutionnalisées, notamment les démarches dites Agenda 21 Local; d’autres dynamiques citoyennes moins encadrées et davantage du coté des mouvements sociaux peuvent devenir instituantes.

En m’appuyant sur ma recherche doctorale qui porte sur l’étude de la dynamique dialogique relative aux savoirs environnementaux qui s’échangent et se construisent à l’occasion d’une démarche participative de type Agenda 21 Local, je proposerai un regard sur ces dynamiques de construction et d’échange de savoirs intervenant en situation institutionnalisée ou en marge de telles démarches, pour interroger les « compétences » citoyennes mobilisées à l’occasion de ces démarches participatives et territoriales.

Résumé du colloque

En 2017, le rapport de la Commission d’étude sur la formation professionnelle et socioculturelle des adultes (Rapport Jean) aura 35 ans. Au début des années 1980, les travaux de la commission d’étude, sous la présidence de Michèle Stanton-Jean, ont consisté à donner la parole aux divers acteurs de l’éducation des adultes au moyen, entre autres, de 244 audiences tenues et avec l’analyse de 276 mémoires et de nombreux écrits sur le sujet. La question de l’éducation des adultes a été traitée sous différents angles avec la participation de la société québécoise pour donner lieu à 430 recommandations pour l’énoncé d’une politique d’éducation globale des adultes. Trente-cinq ans plus tard, nous sommes en mesure de constater que si certaines recommandations ont été mises en application par des politiques, telle la Loi sur les compétences (loi du 1 %), d’autres demeurent encore aujourd’hui pertinentes pour le développement de l’éducation des adultes dans une perspective d’éducation tout au long de la vie. Ainsi, ce colloque a pour but de souligner la contribution du Rapport Jean à l’éducation des adultes, de porter un regard sur ce qui reste à accomplir en observant et en partageant les recherches actuelles, mais aussi de regarder vers l’avenir en réfléchissant aux orientations que devrait prendre l’éducation des adultes et à la façon dont la recherche peut contribuer à l’atteinte de nouveaux sommets.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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