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Inclusion : délibération et participation

ML

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Marie-Pier Lemay : University of Pittsburgh

Résumé de la communication

Comment tracer un pont sur la question de l’inclusion entre les théories délibératives de la démocratie et les expériences concrètes de développement participatif issues des études du développement. D’abord, j’aborderai les nombreux recoupements entre ces deux littératures sur les limitations pratiques et théoriques à l’affirmation d’un idéal d’inclusion. En effet, de nombreux obstacles peuvent se dresser devant la volonté d’inclure les voix marginalisées dans les processus de délibération ou de participation. Par exemple, certaines théoriciennes du développement ont mis en doute les « bonnes intentions » derrière les tentatives d’inclure davantage des femmes dans des projets de développement, arguant que cela peut avoir pour effet de reproduire des dynamiques de pouvoir inégalitaires (p. ex. Guijt et Shah 1998 ; Cornwall 2008 ; Parpart 2002). Dès lors, les concepts ne suffisent pas parfois à représenter ces dynamiques. Dans un second temps, j’argumenterai en faveur d’un pont entre ces deux paradigmes, croyant que les nombreuses expériences de développement participatif pourraient enrichir les discussions autour de l’inclusion d’une pluralité des voix dans les processus délibératifs. Le concept d’inclusion doit bénéficier de la richesse conceptuelle de l’un ainsi que des expériences sur le terrain de l’autre. Néanmoins, je ne vise pas non plus à suggérer une vision dichotomique des deux disciplines, désirant au contraire ouvrir un dialogue.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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