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Marine Diennet : Université de Montréal
Deux tiers des tumeurs mammaires expriment le récepteur des estrogènes (ERα) et bénéficient de traitements ciblant spécifiquement l’activité de ce facteur de transcription hormono-dépendant. Le Tamoxifène (Tam) constitue le traitement standard de ces tumeurs. Cependant, malgré son efficacité, 30-50% des patientes connaitront une rechute, souvent accompagnée d’une résistance au Tam. Aux doses administrées en clinique, Tam est cytostatique. Actuellement, plusieurs essais cliniques visant à combiner des molécules chimiques cytotoxiques avec un traitement anti-hormonal sont en cours.
Notre but est d’identifier des molécules qui, en combinaison avec le Tam, induiraient la mort des cellules cancéreuses du sein ERα positives. Pour ce faire, l’objectif premier est d’optimiser un crible afin d’identifier des molécules capables d’induire la mort cellulaire en présence d’une dose cytostatique de Tam. Les « hits » ainsi identifiés seront utilisés dans des tests secondaires qui viseront à vérifier ces effets dans plusieurs lignées de cancer du sein ER+, puis à caractériser la puissance de ces composés et leur activité apoptotique. Ces résultats seront finalement validés dans un modèle animal.
La résistance aux antiestrogènes constitue un frein important au traitement des tumeurs mammaires ERα positives. Cette étude a pour but d’identifier des combinaisons de molécules qui permettraient une éradication plus efficace des cellules tumorales afin de prévenir ce phénomène de résistance.
Les récepteurs nucléaires, qui agissent comme facteurs de transcription activés par des hormones, vitamines ou autres petites molécules signalisatrices, jouent des rôles clés dans le développement, la physiologie et la pathologie d’organismes complexes. Au nombre de 48 chez l’homme, ils représentent des cibles importantes pour le développement de médicaments. L’élucidation de leurs mécanismes d’action a été grandement accélérée par l’utilisation de techniques permettant la caractérisation de leurs effets à l’échelle du génome, mais aussi du protéome et du métabolome. De plus, le développement récent d’approches de criblage par shRNA ou CRISPR-Cas9 et d’analyses bio-informatiques de polymorphismes et mutations présents dans la population a permis de faire la lumière sur les réseaux de régulation auxquels ces récepteurs appartiennent. Finalement, il est nécessaire, pour l’identification de nouveaux ligands inhibiteurs ou activateurs de ces récepteurs, de faire appel à des techniques permettant d’interroger de manière quantitative la formation de complexes protéiques les incluant. Le colloque portera sur les progrès technologiques récents qui contribuent à l’avancement de nos connaissances sur les mécanismes d’action des récepteurs nucléaires ainsi que sur les approches permettant l’application de ces connaissances au traitement de pathologies découlant de la dérégulation de ces récepteurs.
Titre du colloque :