Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Catherine Lamoureux-Lamarche : Université de Sherbrooke
Objectifs : Les objectifs de cet article sont d’étudier l’association entre le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et l’utilisation de benzodiazépines (BZD) et d’évaluer si le sexe, la dépression et l’anxiété influencent cette association.
Méthodes : Les données utilisées proviennent de l’étude ESA-Services (2011-2013). Cette étude inclut une population de 1453 personnes âgées de 65 ans et plus qui consultent en première ligne et qui sont couvertes par le régime public d’assurance médicaments. Le SSPT a été mesuré à l’aide de l’Impact of Event Scale–Revised. La base de données des services pharmaceutiques de la RAMQ a été utilisée pour mesurer l’utilisation des BZD. Les critères du DSM-5 ont été utilisés pour mesurer la présence d’une dépression majeure et d’un trouble d’anxiété. Les interactions suivantes ont été analysées : PTSS*sexe, PTSS*dépression et PTSS*anxiété.
Résultats : La prévalence du SSPT était de 4.5%. 31.2% des participants consommaient des BZD. La consommation de BZD était associée avec le SSPT (RC: 1.8; IC: 1.1-3.1). La dépression majeure avait un impact significatif sur l’association entre le SSPT et la consommation de BZD (RC: 0.2; IC: 0.1-0.9).
Conclusion : Les résultats ont montré que l’utilisation de BZD était encore élevée chez les personnes âgées qui avaient un SSPT. Les personnes âgées qui avaient une dépression majeure et un SSPT étaient moins à risque de consommer des BZD, ce qui est concordant avec les lignes directrices.
Ce colloque offre une occasion de réfléchir aux conditions de réussite et d’exercice de la recherche axée sur le patient (RAP). Il réunira des chercheurs de renoms provenant de divers horizons, des patients, des cliniciens-chercheurs et des décideurs en vue de discuter des enjeux relatifs à la RAP. Son instigateur, l’Unité SOUTIEN, a d’abord pour mission de contribuer à répondre, par des actions concrètes, aux besoins des patients et des acteurs du réseau de la santé et des services sociaux, et ensuite de constituer une masse critique d’expertise méthodologique multidisciplinaire alignée sur ces besoins. C’est dans cette optique que s’organise ce colloque. L’Unité a été créée à la suite d’une initiative des IRSC et a comme principaux partenaires le FRQS et le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Puisque l’Unité aura deux ans, il s’agit d’une occasion pour faire un bref bilan et discuter de l’essor de la RAP. L’activité est articulée essentiellement autour des axes suivants :
Bloc 1 : Qu’est-ce que la RAP et quels en sont les principaux enjeux?
Bloc 2 : Portrait de la RAP dans les publications et les médias
Bloc 3 : Faire de la recherche AVEC (et non sur) le patient, les professionnels et les décideurs : quels avantages?
Bloc 4 : Comment la RAP transforme-t-elle nos pratiques et les organisations en santé?
Comme on peut le lire sur le site des IRSC : « La Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) du Canada vise à faire en sorte que le bon patient reçoive les bons soins au bon moment. La recherche axée sur le patient désigne un continuum scientifique qui mobilise les patients et les partenaires, se concentre sur les priorités établies par les patients et améliore les résultats pour les patients. La recherche, menée par des équipes multidisciplinaires en partenariat avec les intervenants concernés, vise à appliquer les connaissances qui en sont issues afin d’améliorer les systèmes et pratiques de soins de santé. L’objectif de la SRAP consiste à se doter de soins de santé fondés sur des données probantes en instaurant des méthodes diagnostiques et thérapeutiques innovatrices au lieu d’intervention, afin d’améliorer la qualité et l’accessibilité des soins, ainsi que la reddition de compte. »
Le colloque sera une excellente occasion de réfléchir à la RAP, plus particulièrement en contexte québécois.
Titre du colloque :
Thème du colloque :