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Emilie Fort : Université Laval
En 1999, faisant suite aux bombardements de l’Otan, le conflit opposant la Serbie au Kosovo, prend fin. L’exode des Serbes s’accélère et nombreux sont ceux qui fuient pour la Serbie voisine. Pour les autres, qui ont fait le choix de demeurer au Kosovo, ils évoluent depuis dans des environnements dissemblables, selon leur positionnement géographique sur le territoire de l’ancienne province. Trois configurations sont observables et celles-ci se distinguent par différents degrés de concentration de population et un isolement plus ou moins important par rapport à la Serbie. La présente étude pose la question de l’influence de ces diverses configurations sur le processus de construction identitaire des Serbes du Kosovo.
De façon générale, les travaux qui se sont intéressés à la question se sont limités à des études de cas, c’est-à-dire à la construction identitaire dans une ville ou village (Sikimic, 2008 ; Van der Borgh et Lasance, 2014). Cette recherche propose plutôt d’appréhender la construction de l’identité dans une perspective comparative et de situer les diverses enclaves serbes dans leur environnement. En m’appuyant sur les auteurs constructivistes j’avance l’argument que les différents degrés d’isolement et de concentration de population vécus par les Serbes du Kosovo depuis la fin du conflit ont contribué à la fragmentation de l’identité serbe et à l’émergence d’identités distinctes.
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