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La réforme de la charte de l’Université de Montréal, un projet éloquent

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Marianne Kempeneers

Résumé de la communication

Le 12 décembre 2016, le Conseil universitaire de l'Université de Montréal a adopté le projet de loi modifiant la Charte de l'université. Ce projet de loi aura pour effet de limiter la capacité de la communauté universitaire d'être au coeur des décisions qui concernent la gestion de l'institution et faire en sorte de donner un pouvoir déterminant à des administrateurs « externes ». Les membres de la communauté universitaire ont unanimement dénoncé ce projet de loi, qui risque de créer des précédents qui auront des répercussions sur l'ensemble des universités canadiennes. Cette communication vise à comprendre le processus de formulation et d'adoption du projet de loi au sein de l'institution.

Résumé du colloque

Le thème porte sur les transformations actuelles des universités, selon trois plans : systémique, institutionnel, conditions de travail.

Tout d’abord, nous observons des transformations majeures sur le plan systémique, ce qui inclut dans le cas du Québec les politiques provinciale et fédérale. Sur ce point, il semble qu’une préoccupation plus grande pour la reddition de compte (nouvelle gestion publique) et la croissance dans l’économie du savoir amène des transformations tant en ce qui concerne le pilotage des systèmes universitaires (prenons la réflexion actuelle sur le conseil des universités) que sur le plan du financement externe de la recherche et de l’enseignement universitaire (certains pays cessent de financer certains domaines disciplinaires). Dans plusieurs endroits, les subventions de fonctionnement (avec ou sans restriction) stagnent alors que le financement compétitif et les partenariats avec les entreprises croissent. 

Ces transformations systémiques tendent à engendrer des transformations institutionnelles. Les leaders universitaires s’adaptent à de nouvelles réalités financières. Par exemple, certains se demandent s’il est toujours raisonnable d’embaucher un professeur à temps plein lorsque le financement se fait de façon temporaire.

Ces transformations systémiques et institutionnelles amènent bien entendu des transformations sur le plan des conditions de travail des professeurs, des chercheurs, des chargés de cours et des étudiants. Il n’est plus rare de voir des chercheurs possédant un diplôme qui survivent dans le milieu universitaire en accumulant des contrats de recherche sans jamais obtenir un poste permanent. C’est ce qui est désormais appelé la précarisation du travail universitaire. Une réalité déjà bien connue depuis l’essor important des chargés de cours, mais qui se généralise désormais en recherche. 

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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