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La « sédimentation » d’Husserl et l’« axiologie des valeurs » de Rickert : la question de l’unité du transcendantal et de l’historique

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Samuel Descarreaux : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Malgré certaines disparités, la réflexion d'Husserl sur la formation du savoir et de la culture à partir du monde de la vie [Lebenswelt] et la réflexion de Rickert sur l'unité de « l'immédiateté de la vie égoïque personnelle spontanée » et de l'axiologie des valeurs partagent un schème conceptuel similaire. Dans la Crise des sciences européennes, Husserl tente de concilier sa phénoménologie transcendantale et l'aspect généalogique de la connaissance à travers une conception téléologique de l'histoire. Dans ce contexte, il s'intéresse plus exactement au processus de sédimentation historique à l'origine de la connaissance et de la culture. Rickert s'approprie plutôt la méthode déductive transcendantale kantienne afin d'établir une axiologie des valeurs qui trouve sa contrepartie historique dans la philosophe des présocratiques. Celle-ci assure une objectivité à l'activité évaluative qui a lieu non seulement au sein de la vie théorétique, mais aussi au sein de la vie pratique. Ce faisant, Husserl et Rickert cherchent à leur manière à éviter l'écueil du psychologisme et de l'historicisme qui réduisent les concepts de valeur et de connaissance, voire la culture dans son ensemble, à leur composante contingence et effective. À partir de cette perspective similaire, nous chercherons à établir les implications de la question de l'unité du transcendantal et de l'historique pour chacune des méthodes, qu'elle soit déductive ou phénoménologique.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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