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Le tourisme d’agrément dans les villes du patrimoine mondial au Maroc : les maisons-jardins dans le bidonville

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Aba Sadki : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Écartées pour longtemps du système urbain moderne, les villes historiques Marocaines (médinas) ont subi un long processus de marginalisation. Déqualifiées par le glissement des leurs fonctions vers les villes nouvelles et le changement de leur population entre les riches familles allant résider dans les villes nouvelles, et une population pauvre issue de l’exode rurale allant s’entasser dans les médinas, elles deviennent l’espace résidentiel d’une population pauvre rendue responsable de leur paupérisation.

Le tourisme les a remis au centre de considérations socioculturelles et économiques, et deviennent des espaces de convoitise pour les touristes étrangers qui réinvestissent certains quartiers, achètent et rénovent des maisons-jardins et les transforment en résidences secondaires ou en maisons d’hôtes. Ces actions patrimoniales, ignorent toutefois les pratiques visant à intensifier les relations sociales avec les habitants. Ainsi, les écarts se creusent et des tensions commencent à se faire sentir entre les deux groupes. La règle spatiale fondamentale de la mondialisation des médinas fonctionne selon une relation perverse du type dominant/dominé, avec une ségrégation marquée entre des résidences touristiques somptueuses et des maisons précaires et insalubres. Cette situation soulève la question de savoir s’il existe une cohabitation entre les visiteurs et les visités dans ces médinas du patrimoine de l’humanité, ou si un choc de cultures se prépare entre les deux groupes ?

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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